reiuqrapelcram
Poète libéré
Père noël ! aujourd’hui la pluie se fait légère ; dehors, les enfants jouent, sans se soucier du froid, sous la déferlante blanche qui à fait des rues, de somptueuses pistes glissantes, immaculées sous les luges de furieux plaisirs enfantins. Mon boulevard est une montagne et les voitures s’y font absentes. Mais, Père noël ! D’autres lieux, d’autres endroits sont chaud comme la braise quand des pieds, nus, s’y foudroient sans ne ressentir autre Chose que la faim, que la soif ; seuls sentiments douloureux qu’ils leurs restent aujourd’hui. Mes parents m’ont demandé de vous écrire une lettre et c’est à contrecœur que je la rédige dans un mal-être coupable. Comment puis-je vous demander d’exaucer d’égoïstes souhaits d’obtentions quand d’autres meurent de mal nutrition ? Comment puis-je demander si faible contentement d’un pouvoir qui semble si grand qu’il pourrait, sans nul doute, effacer d’un revers de mains ces malheurs, ce chagrin ? Aussi, Père Noël, si vous exister - et là, j’en doute - vous répondrez à mon attente. Car ce noël, je ne veux d’autres cadeaux que de voir la misère rayée de mon dictionnaire et cela va s’en dire, à l’instar de ce dernier, de notre belle planète aussi. S’il vous faut refuser leurs cadeaux à tous ces enfants gâtés, qui, aussi sages soient-ils, sont déjà bien assez chanceux comme ça, alors soit, faites le. Cela n’en aura que plus de valeur, si nos futiles bonheurs passent à la benne du recyclage pour devenir ce futur prospère que j’espère et qui ne se fera jamais… car, père noël, je le sais, vous n’existez pas. Quant à moi je n’ai plus l’âge de croire aux balivernes colorées qui nous poussent de l’avant… à croire que j’avance donc à reculons… comme tourne le monde…