Philooz
Nouveau poète
Il était une fois, commencent les histoires...
Pourtant, point d'aventure en vue : blanc horizon.
Une tour, de blanc sec, de marbre liserée
Siège au beau milieu; un véritable donjon.
Tel un prince, j'arpente cet ivoire dortoir,
Mon être insignifiant, mon esprit embué.
Là, seul, le nez dans mes livres, je reste assis
Lisant les histoires, dévorant les passions...
Mais à moi seul, les mots me restent silencieux.
Pas le moindre soupir, et pas le moindre cri,
Alors, je vois par la fenêtre, l'horizon,
Dans l'espoir d'apercevoir, sous l'infini bleu.
Mon cœur pleure en lui-même; étant seul parmi
Tous ceux déja partis. Blême, je contemple
Triste toutes ces belles unions heureuses...
Resté seul sur mon royaume, resté ami
Avec ma Muse. Elle comprend. Malheureuse,
La voilà qui lance des mots secs, doux et amples.
Je ferme les yeux. Impossible d'imager.
L'image apparaît nette, mais mes yeux embués
Me font oublier les contours de ces romances.
Voilà que la réalité maintenant lance :
"Pourquoi ne pas aimer ? Pourquoi toujours chercher ?
Oublie l'impossible ! Arrête de rêver !"
Mais si je m'emportais, si de suite j'essaie,
Ah, si je file trop vite, si je me trompais !
Une histoire d'amour, c'est vite commencé !
Rapidement bercé, c'est aussi de tenter
Une chimère, rapidement terminée...
Non, cela jamais... Plutôt vouloir trépasser.
Avec ces mots horribles, mon cœur s'affaiblit:
Aussitôt la mélancolie et le dépit.
Avant de perdre tout, j'exhibe de mon âme
Deux anneaux de platine, pour les sauver d'un drame.
Priant d'en offrir un avant le blanc linceul;
Tel Cyrano, je les cache dans ma plume, seul.
"Ne crois pas être aussi puissant, pauvre prince !
Seul, toi, tes rêves misérables ! Tes combats...
Tout est perdu, joué d'avance ! Ils t'évincent !"
Me disent les clameurs, me déclament les voix.
Dieu ! Je lutte, je doute... Mon âme sanglote.
Je me lamente, écoute leurs idées sottes.
Ma Muse, cette belle, me sauve : "Mensonges !
Tu n'es pas seul !" Sortant d'un triste, fade songe,
La voilà qui me pousse. Grandi, exaltant,
Je clame : "Vive mon grand, beau conte de fées!
Je pense plutôt que d'être prince charmant;
Je préfère de loin être un prince charmé !"
D'une ardeur nouvelle, j'accroche à la meurtrière
Mon cœur, mon royaume, jamais atteint, conquis;
Toujours défendu, et le défendant toujours...
Point de conquête, moi j'attends le grand Amour.
Au fond de moi-même, une étoile commence à
Briller. Je sens une présence; une aura.
Une âme qui vive. Une âme qui attend
Elle aussi. Une belle jeune solitaire;
Une autre romantique. Pleurant. Appelant.
Comment, où, qui est-elle? Qui donc cherche-t-elle?
Pourrai-je un jour la rencontrer, sur cette Terre,
Avant un prince Dragueur, un prince cruel?
Voilà que mes larmes coulent. Avec la pointe
De ma plume je les cueille, puis sur mes vers
Je les enfile. Des beaux bijoux. Un collier.
Un amour présent. Inavoué. Inavouable.
Je le porte. Je le protège, mes mains jointes.
Je le défend des sirènes effroyables.
Toi, princesse solitaire, je t'en conjure
Chevauche ton blanc cheval, pourfend les dangers
Brave le dragon, conquiert ma triste masure
Brise ce morne moule trop longtemps figé
Qui nous sert de prison, qui nous sert de cliché !
Contre ces chimères tu as aussi lutté...
Tu as attendu, tu attends toujours encore...
Tu as toi aussi refusé tout prétendant;
Tu ne cherches rien de moins qu'un Prince aimant.
Ta personne éclatante ; ton cœur couvert d'or.
Je partage tes idées, tes vœux; Et je prie
Qu'un bon jour, au Destin, nous soyons réunis.
Je me dresse sur mon céans. J'enfile mon
Armure; L'âme à main, au bout, l'horizon.
Pour prouver qu'Amour unique doit exister
Je me moque des autres, moi je le ferai !
Qu'on me donne une épée, qu'on montre l'adversaire
Horrible, qui détruit les rêves, qui exaspère !
Au noir de l'encrier, mes douces larmes se mêlent.
Ah ! Mes pensées s'emmêlent, mes tristes joies se noient,
Ma tristesse rit, mes peurs enfin se réjouissent.
Ma foi se conforte, mes convictions frémissent.
Tout s'emporte autour de moi. Les grandes frontières
Se meuvent. Reste ma conviction: Cet Amour.
Au milieu de la foule des douleurs absentes;
Personne encore. À moi ! D'un funeste bond
Au milieu d'anges, et ma muse, seuls amis,
Je le protège, je polis mon cœur ardent.
J'y plante une rose, pour un bel horizon.
Je la lui offrirai grandie, belle, fleurie.
Je lève ma plume. Ce n'est plus à moi d'écrire.
Je toise le temps, le destin, réalité,
Les astres, les Dieux, les larmes, et les sourires.
Ma plume est tombée. Sur mon cœur, un seul endroit
Pour graver. Elle sera ramassée des doigts
D'Une qui, un jour, forgera ma destinée.
Pourtant, point d'aventure en vue : blanc horizon.
Une tour, de blanc sec, de marbre liserée
Siège au beau milieu; un véritable donjon.
Tel un prince, j'arpente cet ivoire dortoir,
Mon être insignifiant, mon esprit embué.
Là, seul, le nez dans mes livres, je reste assis
Lisant les histoires, dévorant les passions...
Mais à moi seul, les mots me restent silencieux.
Pas le moindre soupir, et pas le moindre cri,
Alors, je vois par la fenêtre, l'horizon,
Dans l'espoir d'apercevoir, sous l'infini bleu.
Mon cœur pleure en lui-même; étant seul parmi
Tous ceux déja partis. Blême, je contemple
Triste toutes ces belles unions heureuses...
Resté seul sur mon royaume, resté ami
Avec ma Muse. Elle comprend. Malheureuse,
La voilà qui lance des mots secs, doux et amples.
Je ferme les yeux. Impossible d'imager.
L'image apparaît nette, mais mes yeux embués
Me font oublier les contours de ces romances.
Voilà que la réalité maintenant lance :
"Pourquoi ne pas aimer ? Pourquoi toujours chercher ?
Oublie l'impossible ! Arrête de rêver !"
Mais si je m'emportais, si de suite j'essaie,
Ah, si je file trop vite, si je me trompais !
Une histoire d'amour, c'est vite commencé !
Rapidement bercé, c'est aussi de tenter
Une chimère, rapidement terminée...
Non, cela jamais... Plutôt vouloir trépasser.
Avec ces mots horribles, mon cœur s'affaiblit:
Aussitôt la mélancolie et le dépit.
Avant de perdre tout, j'exhibe de mon âme
Deux anneaux de platine, pour les sauver d'un drame.
Priant d'en offrir un avant le blanc linceul;
Tel Cyrano, je les cache dans ma plume, seul.
"Ne crois pas être aussi puissant, pauvre prince !
Seul, toi, tes rêves misérables ! Tes combats...
Tout est perdu, joué d'avance ! Ils t'évincent !"
Me disent les clameurs, me déclament les voix.
Dieu ! Je lutte, je doute... Mon âme sanglote.
Je me lamente, écoute leurs idées sottes.
Ma Muse, cette belle, me sauve : "Mensonges !
Tu n'es pas seul !" Sortant d'un triste, fade songe,
La voilà qui me pousse. Grandi, exaltant,
Je clame : "Vive mon grand, beau conte de fées!
Je pense plutôt que d'être prince charmant;
Je préfère de loin être un prince charmé !"
D'une ardeur nouvelle, j'accroche à la meurtrière
Mon cœur, mon royaume, jamais atteint, conquis;
Toujours défendu, et le défendant toujours...
Point de conquête, moi j'attends le grand Amour.
Au fond de moi-même, une étoile commence à
Briller. Je sens une présence; une aura.
Une âme qui vive. Une âme qui attend
Elle aussi. Une belle jeune solitaire;
Une autre romantique. Pleurant. Appelant.
Comment, où, qui est-elle? Qui donc cherche-t-elle?
Pourrai-je un jour la rencontrer, sur cette Terre,
Avant un prince Dragueur, un prince cruel?
Voilà que mes larmes coulent. Avec la pointe
De ma plume je les cueille, puis sur mes vers
Je les enfile. Des beaux bijoux. Un collier.
Un amour présent. Inavoué. Inavouable.
Je le porte. Je le protège, mes mains jointes.
Je le défend des sirènes effroyables.
Toi, princesse solitaire, je t'en conjure
Chevauche ton blanc cheval, pourfend les dangers
Brave le dragon, conquiert ma triste masure
Brise ce morne moule trop longtemps figé
Qui nous sert de prison, qui nous sert de cliché !
Contre ces chimères tu as aussi lutté...
Tu as attendu, tu attends toujours encore...
Tu as toi aussi refusé tout prétendant;
Tu ne cherches rien de moins qu'un Prince aimant.
Ta personne éclatante ; ton cœur couvert d'or.
Je partage tes idées, tes vœux; Et je prie
Qu'un bon jour, au Destin, nous soyons réunis.
Je me dresse sur mon céans. J'enfile mon
Armure; L'âme à main, au bout, l'horizon.
Pour prouver qu'Amour unique doit exister
Je me moque des autres, moi je le ferai !
Qu'on me donne une épée, qu'on montre l'adversaire
Horrible, qui détruit les rêves, qui exaspère !
Au noir de l'encrier, mes douces larmes se mêlent.
Ah ! Mes pensées s'emmêlent, mes tristes joies se noient,
Ma tristesse rit, mes peurs enfin se réjouissent.
Ma foi se conforte, mes convictions frémissent.
Tout s'emporte autour de moi. Les grandes frontières
Se meuvent. Reste ma conviction: Cet Amour.
Au milieu de la foule des douleurs absentes;
Personne encore. À moi ! D'un funeste bond
Au milieu d'anges, et ma muse, seuls amis,
Je le protège, je polis mon cœur ardent.
J'y plante une rose, pour un bel horizon.
Je la lui offrirai grandie, belle, fleurie.
Je lève ma plume. Ce n'est plus à moi d'écrire.
Je toise le temps, le destin, réalité,
Les astres, les Dieux, les larmes, et les sourires.
Ma plume est tombée. Sur mon cœur, un seul endroit
Pour graver. Elle sera ramassée des doigts
D'Une qui, un jour, forgera ma destinée.