Prédictions inutiles
En chat de sorcier, le poète enfile,
Son noir manteau et de ses yeux perçant,
Voit son futur et de malheur s'habille,
Ou de prophéties à l'humour versant,
Quand janvier par une bise gentille,
En avalanche de bons sentiments
Dans l'euphorie générale débile,
Transmet ses gastriques remerciements,
Février donne en terre sainte hostile*,
La pandémie de touristes venant,
Sur l'Olympe où l'étoile d'or scintille,
Le carnaval de mars inconvenant,
Jusqu'au printemps où l'herbe encor' fragile,
Ne craint le pas lent du manifestant,
Chante sur sa branche l'oiseau agile,
La douceur du mois de mai nous restant,
Année footballistique soit servile,
Juillet arrivera sans opposant,
Fleuris de drapeaux les balcons en ville,
Le ballon rond en Russie explosant,
Août viendra sous canicule gracile,
Le cow-boy sur son cheval suffoquant,
Le mois de Marie chaud pour ce bacille,
Les mondes sur plage s'entrechoquant,
Septembre voit sur retour de presqu’île,
Les autoroutes noires du néant,
Les vendanges qu'un raisin sec maquille,
Les chaumes en rangs sont rentrés séant,
Viens l'automne, l'amanite, la paxille,
Toxique tombe le brouillard collant,
Le fruit d'or du verger au loin s’exile,
Les longs soirs du "macronisme" affolant,
Décembre, les fins d'années difficiles,
Aux économies l'heure des bilans,
A la télé les bêtisiers imbéciles,
Encore de la dinde pour mille ans
Je n'ai pu placer à mes vues « futile »
A mes prédictions le mot « grevant »,
Ni "partisan", ni "combat inutile"
Ni "Terre fertile", ni "cœurs rêvant"
*« Terre sainte hostile » :
le blanc étant la couleur de la virginité, ici figuré pour évoquer les montagnes enneigées et les pistes de skis
et évidement allusion aux tensions en entre Israël et Palestine
En chat de sorcier, le poète enfile,
Son noir manteau et de ses yeux perçant,
Voit son futur et de malheur s'habille,
Ou de prophéties à l'humour versant,
Quand janvier par une bise gentille,
En avalanche de bons sentiments
Dans l'euphorie générale débile,
Transmet ses gastriques remerciements,
Février donne en terre sainte hostile*,
La pandémie de touristes venant,
Sur l'Olympe où l'étoile d'or scintille,
Le carnaval de mars inconvenant,
Jusqu'au printemps où l'herbe encor' fragile,
Ne craint le pas lent du manifestant,
Chante sur sa branche l'oiseau agile,
La douceur du mois de mai nous restant,
Année footballistique soit servile,
Juillet arrivera sans opposant,
Fleuris de drapeaux les balcons en ville,
Le ballon rond en Russie explosant,
Août viendra sous canicule gracile,
Le cow-boy sur son cheval suffoquant,
Le mois de Marie chaud pour ce bacille,
Les mondes sur plage s'entrechoquant,
Septembre voit sur retour de presqu’île,
Les autoroutes noires du néant,
Les vendanges qu'un raisin sec maquille,
Les chaumes en rangs sont rentrés séant,
Viens l'automne, l'amanite, la paxille,
Toxique tombe le brouillard collant,
Le fruit d'or du verger au loin s’exile,
Les longs soirs du "macronisme" affolant,
Décembre, les fins d'années difficiles,
Aux économies l'heure des bilans,
A la télé les bêtisiers imbéciles,
Encore de la dinde pour mille ans
Je n'ai pu placer à mes vues « futile »
A mes prédictions le mot « grevant »,
Ni "partisan", ni "combat inutile"
Ni "Terre fertile", ni "cœurs rêvant"
*« Terre sainte hostile » :
le blanc étant la couleur de la virginité, ici figuré pour évoquer les montagnes enneigées et les pistes de skis
et évidement allusion aux tensions en entre Israël et Palestine