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Pourvu que tu vives, moi je suis morte après toi

caroline62100

Nouveau poète
Pourvu que tu vives, moi
Je suis mort après toi.
Reste le temps que tu pourras
Ton tort n’est pas d’être juste.
J’ai vécu pour ton amour et
Après toi, j’ai rendu mon dernier soupir.
Tes yeux ne voient-ils donc pas ta stature !

De mes paupières,
Tu en as fait ton accoudoir
Et de mes yeux, ton berceau.
Tu m’as hissé sur le trône de l’amour
Au dessus duquel tu as placé ton aura.
Aux poètes, tu as restitué leur valeur
Et à l’amour, tu lui as remis ton esclave.

O jardin parfumé, ta nostalgie
Me fait sentir ton arôme.
Plus pur que l’aurore souriante
A laquelle tu as dévoilé ta joue
Plus fin que le bruissement doux du zéphyr
Ne t’incite-t-il donc pas à ôter ton manteau ?


Plus délicieux que le verre de l’ivresse
Ne lui procures-tu pas ton nectar ?
La pérennité de tes yeux est pour moi
Comparable à ce qu’est la foi pour toi.

En quittant ta mère, pourquoi son cœur
N’a-t-il pas atteint tes extrêmes ?
Elle t’a protégé avec son corps
Pour tenter de te retenir le jour de la séparation.
Plus intense que les battements de mon cœur,
Le jour où l’on clama : il a convoyé son serment.

 
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