Camillou97
Nouveau poète
Crier que la vie est injuste, une fois de plus, pour que le monde entier se mette face à la réalité [face à ma réalité]. Hurler la douleur d'un départ et celle d'une absence [ton absence]. Pleurer toutes les larmes de mon corps jusqu'à n'en plus pouvoir. Et puis dans un élan d'espoir, se dire qu'"on oublie jamais rien, on vit avec". Reprendre confiance en ces lois injustes auxquelles nous sommes soumis. Implorer le ciel pour que le temps panse mes plaies. [Croire en l'avenir ?!]
Lorsque je vois tous ces gens autour de moi, batifolants dans le bonheur, oubliant parfois de compter les heures; lorsque je les écoute faire des projets, parler de ces êtres qui embellissent leur vie, je me dis que rien n'est plus aléatoire que le bonheur... Pourquoi toi, pourquoi ce jour-là, pourquoi de cette manière? Rien ne sert de se poser toutes ces questions puisqu'elles ne changeront rien, puisqu'elles ne te ramèneront pas. Et pourtant combien de fois mon imagination m'a-t-elle fait voir ton retour parmi nous? Combien de mes rêves es-tu venu hanter? Combien de mes nuits as-tu étoilées?
Tu m'as permi d'ouvrir les yeux, de me confronter à ma plus grande peur, à ce fléau qui inonde nos vies de larmes et nous retire petit à petit les êtres chers à nos coeurs... Il paraît que "la plus grande chute est celle que l'on fait du haut de l'innoncence", que vivant dans un monde bercé d'illusions on ne peut que pleurer lors de notre retour dans la réalité... J'avais pourtant le sentiment de la connaître cette dure lois de la vie, de l'affronter au quotidien... mais la vie ne m'a jamais paru plus injuste que le jour où elle t'as retiré la vie; et ce jour-là, oui, je suis tombée de bien plus haut que je n'aurais pu l'imaginer...
Je donnerais tout ce que j'ai pour remonter un peu le temps, sentir ton coeur battre au rythme du vent, te voir insuffler en moi cette force [toujours regarder devant soi, ne jamais se retourner sur le passé], te regarder vivre tout simplement. [Parfois le soir, lorsque je ferme les yeux, il me semble entendre le bruit sourd de tes sabots frappant le sol, et à ma vue viennent alors se supperposer les plus belles images que je garderais de toi...].
[Je ne voulais pas pleurer, mon ange, je m'étais promis d'être forte... Mais ce soir je ne sais pas retenir mes larmes... Je ne voulais pas pleurer, je ne voulais pas craquer une fois de plus, je voulais à tout prix éviter de revoir ces images... Trop tard...]
Je t'aime ma plus belle étoile au ciel, mon plus beau cadeau, la plus belle chose qu'il m'ait été donnée