plumedecoeur
Nouveau poète
Je suis venu par un clair matin de mai
J'avais envie de n'oublier jamais
Tout ce que les hommes avaient vécus
En pensant aussi bien aux vainqueurs, qu'aux vaincus
A leurs vies misérables dans les tranchées
Sous un soleil de plombs ou une neige glacée
Dans ma tête défilait des images en noir et blanc
Souvenirs de livres d'écoles ou de noirs romans
De ces soldats aux visages mortifiés
Qui avaient vécus les combats les plus insensés
Au milieu de ces paysages dévastés
Où tombaient des obus par millier
Il m'était difficile d'imaginer
En ce beau jour printanier
Au milieu de tout ce vert immaculé
Tout ce qui avait pu, ici se passer
Les arbres en fleurs parfumaient la plaine
Chaque haie portait une verte robe de traîne
L'air sentait l'amour et le renouveau
le printemps bourgeonnait sur tous les rameaux
J'allais m'asseoir sur le bord d'un chemin
En mesurant toute ma chance
de n'avoir pas connu un si triste destin
L'âme absorbée par tant de souvenances
Mon regard en équilibre fut attirer
Par un petit oiseau que je vis s'approcher
C'était un frêle rouge-gorge curieux de me voir
Il vint sur une branche tout prés de moi, choir
Voyant sur sa gorge se rouge éclatant
En pensant solennellement à la vie de mes aïeux
A tout se sang jadis vérser inutilement
Je ne pu empêcher deux larmes de perlées à mes yeux