Corbeille de mes souffrances et de mes regrets,
Soucoupe de mes voyages et mes fuites,
Confidente de mes profonds et intimes secrets,
Eponge de mes haines et leurs suites,
Je te suis tel un bébé qui , de sa mère, suce le lait
E à qui, au giron, le monde se limite.
Que de fois , au milieu de la nuit,
Après insomnie ou réveil précoce,
Je t'ai appelée sans faire de bruit;
Pour partager avec toi mes ennuis atroces
Et me réconcilier avec le sommeil qui me fuit
En me berçant tel un petit gosse.
Que de fois, durant les printemps,
En errant entre de jolies fleurs,
Tout en écoutant les gazouillemnts
Des oiseaux qui chantent en choeur,
Tu m'avais offert les meilleurs moments
Pour ôter les vices à mon coeur.
Que de fois, pour concrétiser l'amour,
Que l'abstrait met sous l'ombre,
Autant que l'absence de l'humour
Générée par la tristesse sombre,
Tu m'as appris à faire la cour
Aux coeurs le plus sobres.
Soucoupe de mes voyages et mes fuites,
Confidente de mes profonds et intimes secrets,
Eponge de mes haines et leurs suites,
Je te suis tel un bébé qui , de sa mère, suce le lait
E à qui, au giron, le monde se limite.
Que de fois , au milieu de la nuit,
Après insomnie ou réveil précoce,
Je t'ai appelée sans faire de bruit;
Pour partager avec toi mes ennuis atroces
Et me réconcilier avec le sommeil qui me fuit
En me berçant tel un petit gosse.
Que de fois, durant les printemps,
En errant entre de jolies fleurs,
Tout en écoutant les gazouillemnts
Des oiseaux qui chantent en choeur,
Tu m'avais offert les meilleurs moments
Pour ôter les vices à mon coeur.
Que de fois, pour concrétiser l'amour,
Que l'abstrait met sous l'ombre,
Autant que l'absence de l'humour
Générée par la tristesse sombre,
Tu m'as appris à faire la cour
Aux coeurs le plus sobres.