camilleperrot
Nouveau poète
Quand t'étais là, tu m'avais promis bien des choses, Tu m'avais dit : « nous vivrons sous le même toit, Je ne partirai jamais nulle part sans toi... » Mais sur ta tombe, il ne reste plus que des roses... Un jour, tu m'as dit : « Puis-je vivre loin de toi ? » Je t'avais répondu : « alors reste avec moi ! » Cela ne t'a jamais empêché de partir, Me laissant derrière toi souffrir le martyr... Tu m'avais dit : « tu es le bonheur de ma vie. » Tu m'avais appris à aimer, appris à haïr... En me quittant m'as-tu demandé mon avis ? M'as-tu dit : « veux-tu me perdre ou me voir mourir ? » A ton passage, les fleurs éclosaient de joie, Les anges voltigeaient au dessus de ta tête, Tu ne les voyais pas, marchais d'un air sournois, Toi, qui provoquais dans la nature une fête... Tu m'avais dit : « je t'aime plus que tout au monde, » Aussi, que rien ne pouvait être plus immonde Qu'une vie où je ne vivais à tes côtés ; Mais ces mots ne t'ont empêché de me quitter... Tu me prenais dans tes bras, me disais : « mon ange, Tu es miracle beau, mystérieux et étrange, Qui m'est descendu du ciel guidé par des fées... » Mais, tu t'en es allée... Pourquoi ?! Que t'ai-je fait ? On m'a dit que ta maison était dans les cieux, Mais chaque jour vers le ciel je lève mes yeux, Il n'est que des nuages et du bleu que je vois, Aucune présence, ni de trace de toi... Ton pays se nomme-t-il « Pays des Morts » ? Pourquoi es-tu allée à ce pays ? Pour l'or ? Le bonheur ? L'amour ? Ou bien la célébrité ? Dis-moi, dans ce pays, que t'a-t-on ajouté ? Pourquoi ne réponds-tu jamais à mes questions ? Pourquoi restes-tu muet sur cette image ? Tu m'as déjà parlé d'une malédiction Mais je crus le suicide impossible à ton âge...