rivière
Maître Poète
Poétesse, je libère aujourd’hui les mots muselés
Poétesse,
je libère aujourd’hui les mots muselés,
et confisqués par l’inquisition des sociétés,
le poids des siècles, et des dogmes,
je libère aujourd’hui les mots muselés,
et confisqués par l’inquisition des sociétés,
le poids des siècles, et des dogmes,
j’efface dans l’embrasure du silence
l’ignorance pour proposer, et psalmodier, agenouillée,
face au bateau du Monde en la coupe de mes paumes graciles,
l’amour saphique si féerique et si parfait.
l’ignorance pour proposer, et psalmodier, agenouillée,
face au bateau du Monde en la coupe de mes paumes graciles,
l’amour saphique si féerique et si parfait.
Je grave à l’infini, sur la stèle des saisons,
les diamants de nos nuits,
je renais sans cesse, adossée à la respiration
des vagues du Loir, et des fontaines,
les diamants de nos nuits,
je renais sans cesse, adossée à la respiration
des vagues du Loir, et des fontaines,
à chacun de tes messages de vie,
là où les ciels d’azur se mêlent à la source des bocages,
ô ma Bien-Aimée, ma Sirène,
désaltère-moi encore de ta Lumière,
là où les ciels d’azur se mêlent à la source des bocages,
ô ma Bien-Aimée, ma Sirène,
désaltère-moi encore de ta Lumière,
et du
Soleil infini de ta douceur.
Les parchemins des herbes et des mousses
conservent l’empreinte de nos pas,
Soleil infini de ta douceur.
Les parchemins des herbes et des mousses
conservent l’empreinte de nos pas,
et la sève de nos baisers,
je bénis chaque jour les ronces que tu as effleurées,
et les pierres que tes escarpins ont frôlées,
car ils savent le lierre de notre divinité.
je bénis chaque jour les ronces que tu as effleurées,
et les pierres que tes escarpins ont frôlées,
car ils savent le lierre de notre divinité.
Dès la brune, les phalènes éclairent nos joutes
dans les prés, ou sur l’ivoire de notre divan,
puis, tu m’héberges en l’aile de tes bras,
et je demeure, ainsi, transie de Tendresse,
dans les prés, ou sur l’ivoire de notre divan,
puis, tu m’héberges en l’aile de tes bras,
et je demeure, ainsi, transie de Tendresse,
jusqu’à l’île d’or de l’aube,
jusqu’à l’embouchure du zénith,
avant de recommencer
sur la terre assoiffée de ma magnificence,
jusqu’à l’embouchure du zénith,
avant de recommencer
sur la terre assoiffée de ma magnificence,
car, sachez vous qui me lisez,
que rien n’est plus sublime, ni plus pur
en ce monde que
le cristal de nos râles !
que rien n’est plus sublime, ni plus pur
en ce monde que
le cristal de nos râles !
Sophie Rivière
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