• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Poèmes d'amour - Tristesse

glycine

Maître Poète
Transparente

Devenue transparente
Toi tu ne me vois plus
Même si je suis aimante
Tu ne me touches plus


Je ne t'inspire plus
Des heures de tendresse
La tentation n'est plus
Pour de folles nuits d'ivresse


Je me sens une potiche
Posée dans la maison
Moi qui étais si riche
Du feu de ta passion


Je suis la transparence
Et je n'existe pas
Murée dans le silence
Je suis seule et j'ai froid


Ton désir s'est éteint
Et morte en est la flamme
La douceur de tes mains
Ne caresse plus ta femme


Je te vois t'éloigner
Cela de jour en jour
Je me suis résignée
À voir mourir l'amour


Je suis de transparence
Et j'ai brusquement peur
Du vide et du silence
Qui étreignent mon
cœur


Blessée

Tu restes indifférent à toutes mes suppliques
Ignorant complètement de mon cœur la musique
Comme un mouchoir usé, tu m'as un jour jetée
Jamais je n'aurais cru à tant de lâcheté


Dans mon esprit douleur, tempête une blessure
Tes paroles ont été pareilles à des morsures
Je supplie le temps de m'aider à oublier
Tes tristes mots d'adieu qui m'ont tellement blessée



Il pleure

Mon cœur toujours énamouré
Ne peut s'arrêter de pleurer
Et une rivière de chaudes larmes
Me laisse vaincue sans aucune arme


Je me sens si vide de sourires
Je n'ai plus d'envies, ni désirs
Les journées s'écoulent sans parfum
Lorsque manque à son cœur quelqu'un


Mon bel amour que j'aime encore
Il pleure en moi tellement fort
Jamais tu ne sauras mes maux
Seul le papier reçoit mes mots



Je t'espère

Silencieusement, je t'espère
J'ai tant besoin de la lumière
De tes grands yeux posés sur moi
Sans toi, je ne suis plus qu'effroi


J'essaie d'éviter les miroirs
Je me sens laide sans ton regard
Toi seul savait me rassurer
Oter mes doutes quand tu m'aimais


Dans le silence de mes nuits
Dans le silence de mon ennui
J'espère un signe venant de toi
Qui bien sûr n'arrivera pas


Secrètement, moi je t'espère
Mais je sais bien que c'est chimère
Parfois l'espoir ne suffit pas
On n'y peut rien, c'est comme ça



Je compte...

Je compte les secondes, les minutes
Et toutes les heures qui me percutent
Le temps qui s'écrit à rallonge
Et cette attente qui me ronge


Je veux encore revoir tes yeux
Et ton sourire malicieux
Je veux encore sentir tes mains
Se promener sur mes deux seins


Je veux encore humer ta peau
Quand tu disais de jolis mots
Je veux encore voir ton désir
M'offrir des moments de plaisir


Mais je suis seule à en mourir
Ton absence ne fait que détruire
Les rêves que je construis en vain
Ils resteront sans lendemain



Précieux papier

Les mots se bousculent dans ma tête
Il faut à tout prix que je mette
Toutes mes pensées sur le papier
Qui attend là d'être tâché


Car le papier fait grise mine
Sans le crayon et sa noire mine
Il demande à être rempli
De tas d'histoires à l'infini


Il préfère le rose, les sourires
Les doux écrits faits de plaisir
Mais moi je n'ai à lui offrir
Que des paroles à faire souffrir


Heureusement que tu es là
Précieux papier qui tend les bras
Car je peux enfin m'épancher
Et personne ne me voit pleurer



Je pense à toi

Je n'y peux rien, je pense à toi
Mon esprit ne se contrôle pas
Tu t'imposes à moi la journée
Le soir, la nuit, la matinée


Et je subis toutes ces pensées
Même si j'aimerais te chasser
De ma mémoire toute encombrée
De paroles et d'actes du passé


J'essaie d'écouter de la musique
De regarder un film comique
Pour me changer toutes les idées
Sur ton image tirer un trait


Il est plus facile de le dire
Que d'esquisser un grand sourire
Et je sais bien que de le faire
M'apporterait de la lumière


Car jamais tu ne reviendras
Te réchauffer auprès de moi
Il faudra bien que cette impasse
Soit une affaire qu'un jour je classe



Apaisement

Il y a ouvert dans ma mémoire
Un grand et douloureux tiroir
Où est rangée toute notre histoire
Et où se promène ton regard


J'aimerais tant le refermer
Pour enfin cesser de penser
A tout le mal que tu m'as fait
En me quittant l'été dernier


Tu sais, parfois je me demande
Pourquoi c'est le cœur qui commande
J'aurais préféré la raison
Pour oublier toute passion


Mais l'être humain reste victime
De ses émotions très intimes
Et le fait de se raisonner
Ne suffit pas à délivrer


Son âme de certaines pensées
Qui la tourmentent sans arrêt
Alors je ne veux pas lutter
Tout finira par s'apaiser



Déchirure

Mon triste cœur est déchiré
Il éprouve du mal à aimer
Lacéré du coup de poignard
Que lance ton méprisant regard


Et cette longue déchirure
Restera toujours la blessure
De cet amour qui a compté
Et que je n'oublierai jamais


Mon cœur saignera pour longtemps
Dans une mare de tourments
Mais j'ai l'espoir qu'un beau matin
Un autre homme me tendra la main


Qu'il recoudra mon joli cœur
De belles sutures de bonheur
Mais pour l'instant, fou de douleur
Dans sa cage solitaire, il pleure



Le mur

Entre nous deux, tu as construit
Pour séparer nos jours, nos nuits
Un mur de ciment et de pierres
Qui interdit toute lumière


Car il n'y a aucune fenêtre
Donnant sur un tableau champêtre
Seulement de l'opacité
Sans ouverture pour rêver


Tu as érigé la distance
Par ton départ, par ton silence
En nous rendant comme étrangers
Alors qu'on s'était tant aimés


J'aimerais tant casser ce mur
En trouvant un signe de fêlure
Mais il me semble si solide
Que mon regard devient livide



Absence

L'appartement est vide de toi
L'appartement est plein de toi
Où je regarde, je t'aperçois
Je vois tes yeux, j'entends ta voix


Je me surprends même à rêver
Tu es dans la pièce à côté
Préparant un très bon café
Pour un tête-à-tête adoré


Mais la sonnerie retentit
C'est le facteur qui me sourit
Un recommandé à la main
Et non ton café du matin


Encore une journée à passer
A pleurer et à regretter
Combien faut-il encore de temps
Pour apaiser mes sentiments



Épouvantée

Il n'y a plus de soleil en moi
Plus depuis le noir qui me broie
Ma solitude est ma prison
Elle a pour nom ton doux prénom


Pourtant j'aimerais m'évader
Pour ça, je cherche en vain la clé
Pourquoi ton image me poursuit
Restant gravée comme une folie


Il y a pourtant bien d'autres hommes
Il suffirait d'un coup de gomme
Pour t'effacer de mon esprit
Et aimer de nouveau la vie


Mais je n'ai pas ce don magique
Alors je subis la musique
Mélancolie très lancinante
D'une rupture qui m'épouvante



Je n'ai pas oublié

Oh non, je n'ai pas oublié
Tes yeux profonds qui me mangeaient
Ton regard brun posé sur moi
Salivant au festin de joie


Oh non, je n'ai pas oublié
La chaleur de tous tes baisers
La passion de tes lèvres qui se couchent
Sur le rouge carmin de ma bouche


Oh non, je n'ai pas oublié
Sur le voile de mon chemisier
La promenade de tes mains
Dans un frôlement aérien


Oh non, je n'ai pas oublié
La danse de tes doigts enflammés
Pour écrire sur mon corps intime
Une belle histoire qui le sublime


Oh non, je n'ai pas oublié
Les jours de rire et de gaieté
Les nuits que nous faisions blanchir
En cuisinant le mot plaisir


Oh non, je n'ai rien oublié
Comment pourrais-je tout oublier
Je me demande si tu y penses
Ou suis-je seule dans mon errance



J'écris

Depuis deux mois, j'écris, j'écris
Pour soulager mes jours, mes nuits
Pour ne pas choir dans la folie
Qui me guette dans mes insomnies


Bien sûr tu ne sais rien de ça
Tu m'as quittée et puis voilà
Qu'importe ce qui peut m'arriver
Et toutes les larmes que j'ai versées


D'ailleurs, je garde ma fierté
Je m'interdis de t'appeler
Et tous les poèmes que j'écris
Seront le secret de ma vie


C'est un moyen de soulager
Mon cœur, mon âme et mes pensées
Ne pas me taire et puis parler
Une solution pour exister


Alors depuis deux mois j'écris
ça fait du bien à mon ennui
En chassant le douloureux poids
Qui pèse sur tout mon désarroi



Transparence

A tes yeux, je suis transparence
Même présente, je suis absence
Ton regard me voit au travers
Moi qui pour toi était lumière


Et quelle étrange sensation
De se sentir comme en prison
Et de subir le lourd silence
Aux barreaux de l'indifférence


Je suis transparente à tes yeux
Qui adoraient mes iris bleus
Et j'ai parfois une folle envie
De m'évanouir au bout de la nuit


Mais le matin, tout me bouscule
Le réveil sonne et gesticule
Il est l'heure d'aller travailler
Et de tenter de t'oublier



Sans tes mains

Voilà deux mois tu es parti
Me laissant seule dans ma vie
Et depuis je compte les heures
Qui me séparent de mon bonheur


Pourtant tout avait commencé
Par le plus merveilleux baiser
Rappelle-toi c'était si bon
Un souvenir plein d'émotion


Puis tes mains ont fait le voyage
Du chemin de mon doux visage
Se promenant dans le soyeux
Des mèches brunes de mes cheveux


Allongée sur le canapé
De mon salon tout déserté
Je pense à ces jolis moments
Où nous tressions des sentiments


Mais le klaxon d'une voiture
M'interrompt dans cette aventure
Et je réalise soudain
Que je suis privée de tes mains



Vide

Quand l'amour frappe violemment
Exacerbant les sentiments
On devient proie à ses assauts
Heureux, on ne trouve plus les mots


On devient bête à faire rire
On devient fou à en souffrir
Perdant le sens de la raison
En s'immergeant dans la passion


Grâce à toi, je l'ai bien connu
Ce sentiment mettant à nu
L'univers de toutes les pensées
Qui se réveillent au verbe aimer


Tu as su révéler mon corps
Me convaincant de mes trésors
Promenant sur tous mes contours
Tes mains ornées de doigts velours


Mais les bonnes choses ont une fin
Et tu as cessé tes câlins
Allant exercer tes dix doigts
Sur une autre femme au corps de soie


Quand l'amour a été violent
Exacerbant les sentiments
On se sent vide quand il s'en va
Impression qu'on n'existe pas



Anéantie

Le lourd silence crie de ses forces
Et ton absence est une amorce
A la solitude qui m'étreint
Laissant vide le creux de mes mains


Tu me dénies, tu me rejettes
Et tu imprimes dans ma tête
Des taches noires de désillusion
Triste victime d'un abandon


Je t'adorais d'un amour fou
Mais tu jouais un point c'est tout
Puis un jour tu en as eu marre
Me plongeant dans le désespoir


Les jours sont devenus des nuits
Et les regrets rongent ma vie
Naïvement, moi je pensais
Sincèrement que tu m'aimais


Je reste seule face au miroir
Qui me renvoie un dur regard
Celui d'une femme meurtrie
Délaissée et anéantie



Silence

Je hais ce silence, lourd fardeau
Qui retient prisonniers mes mots
J'aimerais crier la douleur
Qui me lacère de ses pleurs


Tu as mis mon âme en lambeaux
Et mes pensées n'ont plus d'écho
Tu as mis mon cœur en morceaux
Et déchiré ce qui fut beau


Je déteste ce silence pesant
Chape de béton sur sentiments
Mais pourquoi après tant d'amour
Mon esprit goûte le désamour


Nous avions construit des matins
Où se tenaient unies nos mains
Et avions parfumé des nuits
Par nos deux corps en harmonie


Jusqu'à ce jour de non retour
Où tu as brisé notre amour
Me laissant pour désespérance
La dure absence et le silence



J'aurais tellement aimé

J'aurais tellement aimé
Que ton regard fiévreux
Me soit tout destiné
Ensorcelant mes yeux


J'aurais tellement aimé
Que de ta voix mielleuse
Tu me murmures charmé
Des paroles délicieuses


J'aurais tellement aimé
Que tu couvres de velours
Mon âme et mes pensées
Avec du fil d'amour


J'aurais tellement aimé
Que tu me fasses danser
Dans tes bras enlacée
En manque de respirer


J'aurais tellement aimé
Que tes lèvres me touchent
En langoureux baiser
Déposé sur ma bouche


J'aurais tellement aimé
Que tes doigts et tes mains
Caressent à volonté
Mon grain de peau satin


J'aurais tellement aimé
Tous les jours toutes les nuits
T'avoir à mes côtés
Pour partager ta vie


J'aurais tellement aimé
Nos coeurs émus de joie
Nos corps énamourés
Mais tu ne m'aimes pas



Un douloureux frisson

J'ai versé une larme
Discrète tout en pudeur
Mais lacérant en lame
Ma joue d'une douleur


Quand tout droit dans les yeux
Tu m'as dit sèchement
Définitif l'adieu
Que je croyais moment


Tu prends toutes tes affaires
Les jettes dans un sac
Il n'y a plus de lumière
Dans mon esprit en vrac


Soudain le monde s'écroule
Quand l'amour disparaît
Je suis seule et je foule
Le salon déserté


Car tu viens de claquer
La porte de la maison
Sur toutes nos années
D'amour et de passion


Alors je sens en moi
Le vide dans mon coeur
Le silence qui me broie
De toute sa noirceur


Dans ton départ je vois
Mourir mes illusions
Il ne reste que le froid
D'un douloureux frisson

 
Dernière édition:
Retour
Haut