Un léger vent d'été s'émeut Comme un frisson moirant la soie, Une larme parmi la joie; C'est un murmure doux: il pleut. Et le ciel, goutte à goutte, ondoie D'une rosée aux reflets bleus L'heure qui frôle, triste un peu, Le boulingrin et la charmoie. Du jardin mouillé des fraîcheurs, Parfums de l'herbe, âme des fleurs, Entrent par la fenêtre ouverte. Et sur le feuillage luisant, Selon la lumière et l'instant, La pluie est blanche, ou noire, ou verte.