- Palpitante est la chair, combien!
En sa belle physionomie;
En faire ma meilleure Amie
Et de son capital, mon bien! " -
Pour faire honneur à mes aïeux,
La donzelle n'est point revêche,
Je plonge mon nez tête bêche
Dans le Mont Joli broussailleux.
Goûtant de son beau val soyeux
La grappe douce et mordorée,
M'attardant en l'épaisse orée
En titillant le fruit joyeux.
S'anonchalisent mes baisers
Au bord de son charmant connin
Humide appelant mon venin,
Pointe fourchue allant biaiser...!
Ma langue oblique bave et glousse
Cherchant son mutin orifice,
S'éternisant en son office,
O cressonnante toison rousse !
O ma belle Orchidée de chair,
J'aime tes ondes enivrantes
Et tes parfums de fleurs errantes
Fleurés côté pair ou impair!
Coule comme une hémorragie
La vive Fontaine d'Amour
Et m'y noyer comme le jour
En la nuit, son heure assagie...
ODON.
En sa belle physionomie;
En faire ma meilleure Amie
Et de son capital, mon bien! " -
Pour faire honneur à mes aïeux,
La donzelle n'est point revêche,
Je plonge mon nez tête bêche
Dans le Mont Joli broussailleux.
Goûtant de son beau val soyeux
La grappe douce et mordorée,
M'attardant en l'épaisse orée
En titillant le fruit joyeux.
S'anonchalisent mes baisers
Au bord de son charmant connin
Humide appelant mon venin,
Pointe fourchue allant biaiser...!
Ma langue oblique bave et glousse
Cherchant son mutin orifice,
S'éternisant en son office,
O cressonnante toison rousse !
O ma belle Orchidée de chair,
J'aime tes ondes enivrantes
Et tes parfums de fleurs errantes
Fleurés côté pair ou impair!
Coule comme une hémorragie
La vive Fontaine d'Amour
Et m'y noyer comme le jour
En la nuit, son heure assagie...
ODON.