kandinsky
Maître Poète
Qui est cet ennemi? Si vous pensez savoir, faites m'en part!
J’aime un peu, beaucoup sans doute même à la folie cette beauté
Ces formes, ces couleurs, ces parfums, cette incroyable féminité
J’aime à contempler, tout en étant discret, ces silhouettes voluptés
Ces déesses sont, pour moi, d’une douce férocité
Mon plaisir non exprimé s’estompe peu à peu dans l’obscurité
Je me sens presque obligé d’en accepter la fatalité
Car de ce décor, on a oublié de m’inviter
J’estime, comme Cendrillon, avoir été évité
Je vis seul dans cette immensité qu’on appelle intimité
En quête d’une valeur oublié, caché : ma sensibilité
À la recherche d’un mode d’emploi sur la sensualité
D’une quelconque potion renforçant ma virilité
Pour enfin envisager une ouverture sur ma sexualité
Jusqu’à aujourd’hui, je pensais, naïf, avoir rempli les modalités
Mis à part ce défaut effaçant la moindre de mes qualités
J’ai beau tout essayer, rien y fait, cet imposteur est buté
En me prenant d’assaut d’un geste de cruauté
C’est vainement que je tente de lui résister
Pieds et poings liés, interdit d’exister
Mes larmes s’écrasent sur un cœur noyé, attristé
Faisant bien rire l’ennemi qui loge dans mes cavité
Cette crapule s’impose, s’interpose si j’ose
Oh, c’est sûr dans ce domaine, c’est lui le virtuose
De mon corps novice, il s’accroche tel un vers solitaire
Ce ténia de malheur consomme puis détruit tout ce qui peut me plaire
Où se cache cette arme qui pourrait m’en débarrasser ?
Pourquoi suis-je prisonnier de ce gardien de ce passé ?
À chaque fois, quand je croise le regard d’une de ces MarquisesEn quête d’une valeur oublié, caché : ma sensibilité
À la recherche d’un mode d’emploi sur la sensualité
D’une quelconque potion renforçant ma virilité
Pour enfin envisager une ouverture sur ma sexualité
Jusqu’à aujourd’hui, je pensais, naïf, avoir rempli les modalités
Mis à part ce défaut effaçant la moindre de mes qualités
J’ai beau tout essayer, rien y fait, cet imposteur est buté
En me prenant d’assaut d’un geste de cruauté
C’est vainement que je tente de lui résister
Pieds et poings liés, interdit d’exister
Mes larmes s’écrasent sur un cœur noyé, attristé
Faisant bien rire l’ennemi qui loge dans mes cavité
Cette crapule s’impose, s’interpose si j’ose
Oh, c’est sûr dans ce domaine, c’est lui le virtuose
De mon corps novice, il s’accroche tel un vers solitaire
Ce ténia de malheur consomme puis détruit tout ce qui peut me plaire
Où se cache cette arme qui pourrait m’en débarrasser ?
Pourquoi suis-je prisonnier de ce gardien de ce passé ?
Je feinte de peur qu’elle sente que je la vise
Si malgré tout, elle s’approche l’air conquise
L’autre revient n’en faire qu’à sa guise, je le méprise
Les rares qui ont tenues sous son emprise
Ne m’ont donné en réconfort que leur traîtrise
Ne jouant qu’avec mes sentiments, piètres indécises
Si ça continue, mon cœur va faire une crise
Je suis seul et j’ai mal quoiqu’on en dise
Je voudrais tant échanger cette latence contre la jouissance
Quelle tristesse de n’avoir cette chance
À bout de souffle, je me noie dans l’innocence
Va-t-on un jour me délivrer de cette longue errance
Pourrais-je demain abolir ce mot qu’on appelle virginité
Vite je l’espère avant que mes jours soient comptés
Avant que je ne sois vieux sans personne à mes côtés
Oui j’attends ce jour où pour quelqu’un, j’existerai
Vite je l’espère avant que mes jours soient comptés
Avant que je ne sois vieux sans personne à mes côtés
Oui j’attends ce jour où pour quelqu’un, j’existerai
Nicolas D. (il y a quelques années)