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Philosophie amoureuse

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion tryagain
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tryagain

Nouveau poète
Au début, On parade comme des animaux. On fait les beaux, s’habille bien pour se faire voir, pour sortir… et dans la rue, c’est la tête haute que l'on marche à ses côtés. C’est la passion, ardente, on le veut, il nous désire et on se jette l’un sur l’autre parce que sa peau un goût de miel et que ses baisers libèrent des papillons dans nos ventres. Il nous offre des roses qui vont dans un vase au milieu du salon, sur la table ; sur celle où il nous prend. Au début, on le désire. Au début, il nous dévore.
Les semaines passent, et sa peau prend un goût un peu plus amer, mais on s’habitue ; ça n’a pas d’importance. Il ne parade plus, il ne s’habille plus, vous l’avez vu nu. Il n’a donc plus rien à prouver, plus besoin de se vendre. Il nous a, et c’est vrai, car on l’aime… Pour ses défaut, ses erreurs, ses absences, juste parce que ça le rend encore plus aimable de n’être qu’imparfait.
Pourtant, un homme doit perdre la vue quand les mois filent. Il cohabite, circule devant nous sans attention particulière. Nous sommes là, oui c’est encore vrai, Il le sait même. Mais Il nous a. Il a déjà fait tout ses tours pour nous faire rire, il a usé de tout ses stratèges, mais maintenant il s’ennuie de ne plus avoir à se battre, autant que nous nous ennuyons à vouloir le faire redevenir bel animal : Achète-moi des fleurs, pour les mettre sur la table et prend moi comme avant. Fais-toi beau à nouveau. Oui je te connais par cœur mais j’aime encore sentir le désire s’enflammer quand je te vois. Réveil les papillons de mon corps. Fais attention à moi, à mes humeurs, à mes soupirs, autant que je le fais, ce que tu ne vois pas, ce que tu ne sens plus. Un homme doit perdre la vue quand le temps s’enfuit car il ne voit même plus qu’on se tue à l’aimer.
 
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