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Peter Kürten [le vampire de Düsseldorf] revisité (1883-1931)

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Filiatus
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Filiatus

Maître Poète
Si le nom de Peter Kürten
Vous laisse quelque peu amorphe
Sachez que cet énergumène
C'est le monstre de Düsseldorf

"Le Vampire de Düsseldorf"
Devrais-je dire, oui mais aussi
Comme cet être est polymorphe
On l'appelle "M le Maudit"

En mil huit cent quatre vingt-trois
Au temps des dernières jonquilles
Il naît un vilain petit gars
Alors qu'on voulait une fille

Dans son berceau rose bonbon
Le nouveau-né pique sa crise
Jette ses poupées de chiffon
Et les animaux, martyrise

À six ans, ou peut-être sept
Il fait déjà des escapades
Il trouve deux chiots en goguette
Qu'il tue au cours d'une baignade

La famille Kürten appauvrie
Quitte son îlot de Cologne
Pour le nord de la Rhénanie
Ce qui met le Peter en rogne

Car là-bas il doit se refaire
Des amis, non pas pour la fête
Mais pour jouer les monte-en-l'air
Les casseurs et les pickpockets

Il s'acclimate doucement
Et retrouve le goût de vivre
Avec à sa bande de truand
Au mal de nouveau, il se livre

Quelques passages en prison
Pour recel et pyromanie
L'amènent à hausser le ton
Et commettre de gros délits

Au cours d'un braquage raté
Il étrangle une jeune fille
Ce qui lui vaut [pas cher payé]
Huit années derrière les grilles

Quand il sort, il a trente-huit ans
À Altenbourg, il emménage
Quelques temps, il est militant
Mais très vite il se décourage

Lors, ayant le mal du pays
À Düsseldorf, il s'en retourne
Et sans faire parler de lui
Pendant trois ans, il y séjourne

En mil neuf cent vingt-neuf, soudain
Il agresse une jeune femme
Puis se jette sur un bambin
Qu'il transperce d'un coup de lame

Huit jours plus tard, il assassine
Un innocent mécanicien
Et tandis que les flics piétinent
Il tue un trio de copains

La ville est folle de terreur
Le meurtrier tue sans scrupule
Est-il seul ou sont-ils plusieurs ?
On tremble dès le crépuscule

Tantôt c'est avec un couteau
Qu'il attaque des bonnes vieilles
Tantôt c'est avec un marteau
Qu'il tue des gens dans leur sommeil

Moi-même en écrivant ces mots
Je sens mon pouls qui s'accélère
Jamais au cours de mes travaux
Je n'ai vu âme plus grossière

Cet homme ou plutôt ce démon
Perpétue chaque jour un crime
Et lorsque l'on fait l'addition
On compte quatre-vingt victimes

Aux premiers jours du mois de mai
Mil neuf cent-trente, dans son antre
Il viole une fille, oui mais
Par sympathie, point ne l'éventre

Suite à cette fatale erreur
La fille court à la police
Dénoncer l'horrible violeur
Qu'on cueille comme à l'exercice

Pendant son interrogatoire
Il reconnaît ses nombreux crimes
Et avoue avoir aimé boire
Le sang d'une de ses victimes

À Cologne, le deux juillet
Mil neuf cent trente et un, enfin
Le maudit est décapité
On respire un nouveau parfum​
 
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