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Pensée d'un soir.

go2sleep

Nouveau poète
Il est 10h du soir et je suis encore là, assise sur le banc du 8ème arrondissement en espérant qu'un miracle se passe, comme la plupart des gens, j'ai des rêves plein la tête. Suis-je peut être un peu trop rêveuse ? Ici on dit que seul les battants réussissent, que dehors, c'est la loi du plus fort. Nous vivons à une époque ou seuls les plus forts survivent. Je comprends pas pourquoi, j'ai beau réfléchir, je n'y arrive pas, je m'aperçois que de jour en jour notre société subit en permanence cette discrimination, mais nous portons sans le vouloir une idéologie raciste, nous employons des mots qui dans l'ambiguïté de leur usage permettent toutes les abdications de la vigilance anti-raciste tel que le mot « black ». Quand je vois ces gens passer, ces personnes dont le regard est tellement vide, courir après quelque chose qu'ils n'obtiendront jamais me démoralise. Là où je vis, d'après le gouvernement il n'y a pas de forts, que des faibles... Et après on nous rabache les oreilles avec la tolérances ! Rien que ce mot me fout la haine, ce mot « tolérance » est à lui tout seul la parole du dominateur :tolérons le plus faible puisqu'il est faible, il ne gêne pas et cela a l'avantage de flatter l'ego du dominateur qui apparaît ici comme le bienveillant, le protecteur. A cause de cette façon de voir les choses, l'état se plaint de nous, de notre inefficacité pour améliorer notre nation, notre patrie, comment voulez-vous que nous fassions partie de votre patrie alors que vous ne nous considérez même pas comme tel ? Faut-il une société relativement homogène et donc exclure ou contrarier ce qui n'appartiendrait pas à l'ethnie dominante ? Dans ce monde, la réponse passe souvent par le code de la nationalité, par la définition d'une langue officielle ou la religion mais la nationalité a ce caractère de pouvoir être acquise ou abandonnée. On a la chance de vivre dans un pays dit « DEMOCRATIQUE » mais au fond est-il si « PATHETIQUE ». On a la chance d'être différent, pourquoi est-ce problème ? La couleur de peau ne change pas, elle n'est pas choisie. Elle n'appartient pas à la liberté individuelle de chacun de nous. Cher compatriote je m'adresse à vous telle la voix de la raison, cultivons nous, ne négligeons pas, méprisons ou rejetons pas ce que nous sommes, comme a dit Erin Gruwell : « il est tant de franchir cette étape, de se libérer et de comprendre qu'il y a tout un monde au-delà de nos quartier » Mais après tout, qui suis-je pour vous faire par de mon opinion ? Suis-je une citoyenne ? Je ne sais pas...
Je m'appelle Amel, 16 ans de vie, 30 ans de larmes. Il est 7h45 du matin, je m'apprête à courir après un avenir que je n'aurai jamais.

PS: Pas de rime, comme le titre l'indique,pensée du soir.
 
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