jocelyne
Nouveau poète
Pauvres Mortels,
La nuit est enfin là, la brume se lève,
L’unique jour pour moi, de paraître aux vues,
Draps blanc et vaporeux, la joie me soulève,
Mes chaînes rutilent, enfin mises à nues.
Les rues grouillent d’enfants, leurs cris raisonnent tant,
La course aux bonbons, distributions lancées.
Squelette et sorcier, débonnaire mutant,
Tous les monstres y sont, sacoches balancées.
Les regards me suivent, j’impressionne toujours,
Fantôme revenant, réel pour vous hanter,
Vos frissons ressentis, gage de mes retours,
Sorti de mon antre, où je suis prisonnier.
Flottant dans les allées, je récolte vos dons,
Ma besace s’emplit, d’offrandes précieuses.
Votre peur me règle, tous ces mois d’abandons,
Craignez bien ma venue, âmes pernicieuses.
Mon courroux s’apaise, car je suis enchanté,
De vous voir désarmés, mes pouvoirs sont si forts.
Mon ultime soirée, ou terreur j’ai semé,
Vous les pauvres Mortels, victimes de mes sorts.
Las la nuit s’achève, il me faut retourner,
Cloîtré dans le regret, des noires ténèbres,
Ou pendant une année, je ne peux que penser,
Aux affres préparées, sévices funèbres.
La nuit est enfin là, la brume se lève,
L’unique jour pour moi, de paraître aux vues,
Draps blanc et vaporeux, la joie me soulève,
Mes chaînes rutilent, enfin mises à nues.
Les rues grouillent d’enfants, leurs cris raisonnent tant,
La course aux bonbons, distributions lancées.
Squelette et sorcier, débonnaire mutant,
Tous les monstres y sont, sacoches balancées.
Les regards me suivent, j’impressionne toujours,
Fantôme revenant, réel pour vous hanter,
Vos frissons ressentis, gage de mes retours,
Sorti de mon antre, où je suis prisonnier.
Flottant dans les allées, je récolte vos dons,
Ma besace s’emplit, d’offrandes précieuses.
Votre peur me règle, tous ces mois d’abandons,
Craignez bien ma venue, âmes pernicieuses.
Mon courroux s’apaise, car je suis enchanté,
De vous voir désarmés, mes pouvoirs sont si forts.
Mon ultime soirée, ou terreur j’ai semé,
Vous les pauvres Mortels, victimes de mes sorts.
Las la nuit s’achève, il me faut retourner,
Cloîtré dans le regret, des noires ténèbres,
Ou pendant une année, je ne peux que penser,
Aux affres préparées, sévices funèbres.