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PARTIE D'ÉCHECS

benoit la plume

Maître Poète
PARTIE D’ÉCHECS

Parfois le samedi soir,
Pour un moment de fête
Il s’arrêtait me voir
En moto de conquête.

On s’installait à table,
Sortant le jeu d’échecs,
Aussi l’alcool d’érable
Qu’on éclusait cul sec.

Il jouait fin stratège
Aux coups virevoltants
En déroulé d’arpèges ,
Et il gagnait souvent.

Prudent et attentiste,
Son faux pas je guettais
Où sa fougue d’artiste
Tôt ou tard l’amenait.

Aussi à la troisième
Partie ou bien plus tard,
Comme on clôt la persienne
S’éteignait son grand art.

La tête qu’il faisait,
Voyant sa reine prise,
Un moineau fracassé
En plein sur un pare-brise,

Un canard enchaîné
Qui du bec et des ailes
Allègrement démet
Le mensonge éternel.

C’était un bon garçon,
Et les filles l’appréciaient,
Mais son cœur en glaçon
Ne prêtait qu’à moitié.

Aussi défilaient-elles
En sa vie de bohème,
Et lui à tire d’aile
Engrangeait leurs « je t’aime ».

Aucune, même la plus belle,
Ne le sut transformer
En un mari fidèle
Attaché au foyer.

Quel plaisir prenait-il
A consacrer du temps
A nos parties futiles ?
J’étais son confident,

Un peu son partenaire.
Mon dieu qu’on se sent vieux
Quand vous prend pour son père
Un joueur hasardeux.

Parfois le samedi soir
Pour un moment de fête
Il s’arrêtait me voir
En moto de conquête.
 
PARTIE D’ÉCHECS

Parfois le samedi soir,
Pour un moment de fête
Il s’arrêtait me voir
En moto de conquête.

On s’installait à table,
Sortant le jeu d’échecs,
Aussi l’alcool d’érable
Qu’on éclusait cul sec.

Il jouait fin stratège
Aux coups virevoltants
En déroulé d’arpèges ,
Et il gagnait souvent.

Prudent et attentiste,
Son faux pas je guettais
Où sa fougue d’artiste
Tôt ou tard l’amenait.

Aussi à la troisième
Partie ou bien plus tard,
Comme on clôt la persienne
S’éteignait son grand art.

La tête qu’il faisait,
Voyant sa reine prise,
Un moineau fracassé
En plein sur un pare-brise,

Un canard enchaîné
Qui du bec et des ailes
Allègrement démet
Le mensonge éternel.

C’était un bon garçon,
Et les filles l’appréciaient,
Mais son cœur en glaçon
Ne prêtait qu’à moitié.

Aussi défilaient-elles
En sa vie de bohème,
Et lui à tire d’aile
Engrangeait leurs « je t’aime ».

Aucune, même la plus belle,
Ne le sut transformer
En un mari fidèle
Attaché au foyer.

Quel plaisir prenait-il
A consacrer du temps
A nos parties futiles ?
J’étais son confident,

Un peu son partenaire.
Mon dieu qu’on se sent vieux
Quand vous prend pour son père
Un joueur hasardeux.

Parfois le samedi soir
Pour un moment de fête
Il s’arrêtait me voir
En moto de conquête.
C'est étonnant ceci me rappelle quelqu'un MDR

images (68).jpg
 
Merci Benoit pour cette magnifique partie d'échec

Amicalement
lucyma
 
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