Verona
Nouveau poète
Ils marchent là sous des manteaux, sous de grandes ailes muettes
Le pas pesant courbant le dos le long de ces rues indiscrètes
Sur le pavé encore humide que Décembre a su tant creusé
Se reflètent leurs yeux livides, par les soleils épuisés.
Les cheminées crachent leurs flammes et le bois doucement se meurt
Derrière les fenêtres se trame une certaine idée du bonheur
Quelques guirlandes argentées qui illuminent un regard
Le rêve est là, tant espéré, le ciel nous entend tôt ou tard.
Le vent gémit entre les branches il ne sait plus s'y accrocher
Les feuilles attendent leur revanche, comme les oiseaux bien cachés
Avril bientôt rallumera les couleurs de ce ciel trop lourd
Un jour, qui sait, tu reviendras de tes voyages sans retours.
Des rires d'enfants en cascade qui carillonent sans fin
Un traineau blanc en promenade entre les robes des sapins
Du vin chaud devant les chalets, des joues maquillées de bonbons
Le parfum léger des allées autour des fleurs et des lampions.
Sur les trottoirs on se bouscule, les bras fardés de noeuds dorés
Même aux confins du crépuscule, le gris des murs est coloré
Les carroussels enivrants bercent de petits cavaliers
Le monde autour, si loin, si grand, tout semble pouvoir s'oublier.
Je restais là sous mon manteau, respirant de loin cette fête
Les yeux tremblant de voir bientôt, au fond d'une ombre ta silhouette
Ni ton parfum, ni ton regard, ni ta voix pour me consoler
Un jour, qui sait, tu reviendras quand je viendrai te retrouver.
Le pas pesant courbant le dos le long de ces rues indiscrètes
Sur le pavé encore humide que Décembre a su tant creusé
Se reflètent leurs yeux livides, par les soleils épuisés.
Les cheminées crachent leurs flammes et le bois doucement se meurt
Derrière les fenêtres se trame une certaine idée du bonheur
Quelques guirlandes argentées qui illuminent un regard
Le rêve est là, tant espéré, le ciel nous entend tôt ou tard.
Le vent gémit entre les branches il ne sait plus s'y accrocher
Les feuilles attendent leur revanche, comme les oiseaux bien cachés
Avril bientôt rallumera les couleurs de ce ciel trop lourd
Un jour, qui sait, tu reviendras de tes voyages sans retours.
Des rires d'enfants en cascade qui carillonent sans fin
Un traineau blanc en promenade entre les robes des sapins
Du vin chaud devant les chalets, des joues maquillées de bonbons
Le parfum léger des allées autour des fleurs et des lampions.
Sur les trottoirs on se bouscule, les bras fardés de noeuds dorés
Même aux confins du crépuscule, le gris des murs est coloré
Les carroussels enivrants bercent de petits cavaliers
Le monde autour, si loin, si grand, tout semble pouvoir s'oublier.
Je restais là sous mon manteau, respirant de loin cette fête
Les yeux tremblant de voir bientôt, au fond d'une ombre ta silhouette
Ni ton parfum, ni ton regard, ni ta voix pour me consoler
Un jour, qui sait, tu reviendras quand je viendrai te retrouver.