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Pardonnez-moi, je ne sais pas aimer.

lilasys

Maître Poète
Pardonnez-moi, je ne sais pas aimer.


Quelle moisson épouvantable et fort étrange
Arracher des coeurs, en faire des forçats des hommes de papier
Que je froisse et abandonne dans une triste grange
Fermant les oreilles à leurs supplices et cris désespérés.
Quelle étrange récolte que tous ces pleurs et toutes ces plaintes
Ils me prennent pour une Sainte Nitouche tous ces vils flatteurs
Mais après tout qu’importe les gémissements s’éreintent
Et le silence aura bien raison de la fougue de leurs ardeurs
Je ne suis qu'une triste horloge à qui le temps est compté,
Vous offrant mes cœurs, des fantaisies ,des sourires,
Comment penser que mes airs vaporeux pouvait vous briser?
J'ai une vibrante douleur de vous savoir martyrs.
Je ne pouvais prévoir qu’à mes mots vous succombiez
Ils n’étaient pas émis pour que d’aucun les écoute
Mais bien pour que tous ensemble vous en riez
Sur cela, je n’ai jamais laissé planer un seul doute
Je ne sais pas gagner mais je triche à tous les coups,
Sans vouloir éclabousser vos cœurs à mes lèvres suspendus,
J'entends le cliquetis de ces vers qui brisent votre cou,
Ce couperet dont je suis le bourreau de vos têtes perdues.
J’entends aussi, bien qu’on s’efforce de le cacher
Le bruit de verre que fait un cœur qui s’est brisé
Je n’y peux rien si de mes mots vous vous amourachez
Je vous l’ai souvent dit mais jamais vous ne m’écoutez
Mais dans ce gouffre à l'oeil cruel que deviennent-ils?
L'aridité des ronces écorche leur peau, leurs mains,
Sachez messieurs qu'aucun parfum, même le plus subtil,
Ne devrait vous faire croire à un amour certain.
Surtout lorsque cela vous est répété sans cesse
Que l’on exprime tous ces sentiments en poésie
Alors cessez vos jérémiades d’amour pour une déesse
Et faites des compliments à la poétesse qui versifie
Je n'emporte rien que vos larmes, c'est peut être peu de chose,
Mais il est un glaive qui vous transperce et j'en suis la cause,
Nous, baladins, ces héros qui font rêver vos tristes solitudes,
De nos plumes assoiffées vous tuons sans la moindre inquiétude .
Alors prenez dés à présent vos précautions pour l’avenir
Protégez davantage votre cœur et ne vous laissez plus berner
Qu’au lieu de larmes ces vers amorcent désormais un sourire
Et surtout retenez : Pardonnez-moi, je ne sais pas aimer.

Lilasys & Hami
 
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