deuxsous
Nouveau poète
Pardonnez au poète
Son jeune enivrement,
Les oiseaux dans sa tête
Et son verbe alarmant !
Il se métamorphose
Et se montre endormi,
Toute l’histoire pose
En mouvements permis.
Il poursuit ses ténèbres
En vêtement précieux,
Préfère le chant funèbre
Au travail dans les cieux.
Il n’est qu’un pinson triste
Aux drôles de façons,
Se présente en artiste
Aux regards polissons.
Sans aucune hérésie
Pourtant vous tend la main,
Ecrit la poésie
Effaçant son chemin.
Libéré des lumières
Il n’est pas lui souvent,
Mais plutôt son contraire
Rien de plus sous le vent.
Il prête son visage
Ignorant les questions,
Aux oiseaux de passage
Pour demander l’action.
A D.