hurricana
Nouveau poète
La fleur qui au jardin se fane, larmes de pluie
Car l’espérance de vivre pour elle est éphémère,
Espère au jour nouveau qu’elle est la plus jolie
S’habille en arc en ciel de couleurs pour nous plaire.
Ses senteurs diffusées en délicats parfums
Envoûtants ou discrets comme offrande à nos sens,
Ajoute à sa beauté gracile et à son teint
Un charme subtil emprunt d’une fragile élégance.
Comment imaginer que je pourrais cueillir
Ce tableau si précieux que nature a donné,
Je préfère au dehors la voir s’épanouir
Et ne pas abréger ses heures déjà comptées.
Alors pour contempler la belle demoiselle,
Sur une toile qui sera accrochée au salon
Je m’arme de pinceaux, mélange mes aquarelles
Et dessine son image sur le blanc du coton.