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Péripatéticienne

AnTig0nE

Nouveau poète
Il est tard, je me traîne,
Et sur le devant de la scène,
Les péripatéticiennes se tiennent là.
Fille des rues, fille de joie,
Fille perdue, qu'est-ce que tu fais là ?
Peu importe, bienvenue, fait comme chez toi.

Ô combien j'aime sentir tes fermes petits seins,
Là, emprisonnés entre mes deux mains.
Tu me tiens captif entre tes reins,
J'aime cet instant où tu m'appartiens.

Bien trop tard, je rentre chez moi en cachette
Et ton parfum me fait perdre la tête.
Dans mon regard, ta silhouette se reflète,
Dans mes rêves, cette nuit se répète. Arrête !

Sur le devant de la scène,
Les péripatéticiennes se tiennent là.
Il fallait que je revienne.
Fille des rues, fille de joie,
Fille perdue, fait comme chez toi.

Au bord des trottoirs, c'est toi que j'attends.
J'ai besoin de te voir, est-ce que tu le comprends ?
Je me fiche de savoir que tu as d'autres clients.
Alors chaque soir, je me fais plus violent.

Bien trop tard, je rentre chez moi en cachette.
Elle se tient là, m'attend et devine à ma tête.
Je lui dis que je la trouve belle dans cette nuisette,
Et qu'elle aussi je voudrais la prendre en levrette.

Mais arrête, ne pleures pas,
Je ne sais pas ce qu'il m'a pris d'faire ça.
Oui, c'est vrai, c'était pas la première fois.
Pardonne-moi, je n'y reviendrais pas.

Mais, je me promène,
Et sur le devant de la scène,
Les péripatéticiennes se tiennent là...
 
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