Rêveurlunaire
Maître Poète
Voilà, des hommes étaient dans cette fosse et ils tapaient sur les pieds du bougre avec une masse en pierre. Ainsi, le chanteur s'égosillait en chantant à l'improvisation sa douleur faisant un chant mélodieux.
Ainsi, l'opéra était né avec l'inconvénient des pieds cassés. Oui, il fallait remplacer le chanteur à chaque récital.
Malgré tout, les hommes de néandertal raffolaient de ces concerts nocturnes. Ils avaient aussi l'avantage de faire fuir les hommes des tribus voisines qui venaient la nuit rôder dans les parages pour voler de la nourriture.
Donc, en revenant de cette petite sauterie, je m'étais un peu égaré dans le temps. Je me retrouvais au moyen-âge qui était plus que très moyen.
Oui, il n'y avait rien à faire à cette époque. Déjà, je me disais, profitons de cet arrêt pour nous restaurer nous autres. Je partais à l'aventure ayant caché la chatlauréane dans un bois sous un tas de branches.
Je prenais un sentier de terre et je vis arriver sur moi des paysans qui me semblaient très maigres. Effectivement, de près, je me rendais compte que le peu de vent qu'il y avait les faisait marcher de travers. Au début, je me disais, Pépère attention, c'est une ruse, tu as dû retomber à ton époque et ce que tu as en face de toi n'est autre que ton soûlard avec sa comparse, déguisés, en paysans.
Enfin, j'arrivais sur eux et je voyais deux bougres d'un mètre cinquante à peu près. Vu leur maigreur, ils ne devaient pas peser plus de sept kilos tout mouillé les jours de pleine lune lors des alertes attentats.
Je comprenais alors que je ne devais pas rester dans les parages sous peines de me retrouver dans une rôtissoire quelconque.
Une fois dans le bourg du village, je me rendais compte être à Mornay, mais au moyen-âge. Oui, c'était l'église ou love crêpe va régulièrement faire des récitals de chant grégorien en version Florent Palui.
Je fus sidéré, car il n'y avait pas de boulangerie sur la place. Seul une marchande de légumes s'égosillait en disant, ils sont beaux mes légumes. Ils sont beaux mes légumes, ce sont les plus gros de la région.
Je me disais, hé bien laissez moi rire, il y en avait même pas pour un repas de nourriture pour mon gargantua. Et je me disais la bougresse compte nourrir tout un village avec ça.
Oui, les pommes de terre n'étaient pas plus grosses que des noisettes, les poireaux ressemblaient à des crayons de papier, les carottes des cure-dents, j'en passe et des meilleurs.
Je me disais, Pépère, rien n'a changé dans cette commune de manant, depuis le moyen-âge, c'est la disette qui règne en ce lieu.
De stupeur, je m'enfuyais plus loin et repris les chemins de travers pour retourner à ma chatlauréane.
Arrivé à une lisière, je devais passer un tertre où j'étais à découvert. De loin, je vis un tas de terre et à côté ce qu'il me semblait être un homme au-dessus.
Je me disais, il n'a pas l'air dangereux celui-là, va voir ce qu'il trifouille dans le sol. Je pensais qu'il cherchait des vers de terre pour sa nourriture étant donné l'étendu de la famine dans ce secteur moyenâgeux.
Donc, ce fut là que je tombais sur un homme en larmes avec des oignons à côté de lui au-dessus d'un trou assez profond.
J'étais très étonné et je m'interrogeais sur ce qu'il faisait.
C'était le sourcier, vous comprenez à présent.
- Toc toc toc, les oignons, c'était pour agrémenter les vers de terre.
-Fle fle fle, peut être que c'étaient des travailleurs qui creusaient le trou pour lui.
- Fle fle fle fle, le trou, c'était peut-être pour faire une mare pour que ces Coin-coin comme mon canardmoureux puissent y venir.
- Oui, en effet mon papa, c'est une bien drôle d'histoire, mais que faisait cet homme ?
- Hé bien, ma chamoureuse s'il pleurait, c'est qu'il devait avoir le colza comme Lolo.
Pendant que les amis de Pépère en étaient à leur réflexion la sœur, elle récitait une nouvelle prière.
Notre père qui êtes au pieu
Aujourd'hui fait de ton mieux
Même si tu es bourré
Que l'on puisse retrouver
L'auberge des moines
Et manger avec ces chanoines
Du bon poulet de grain
Avec du très bon pain
Malgré ton coup dans l'aile
Pour pépère, car Lolo bat de l'aile
Notre père qui êtes au pieu
Aujourd'hui fait de ton mieux
Pour que l'on ripaille
Et fête les retrouvailles
D'une bonne table
Sans déchet minable
Comme du surgelé de râble
Toi qu'à un coup dans l'aile
Notre estomac se démène
Notre Dieu, ainsi, soit-il, amen.
Pépère lui avait écouté chacun et se demandait ce que racontait au loin sœur Mathilde.
- Hé bien, malgré votre bonne logique, vous n'y êtes pas du tout mes amis.
J'étais très étonné, je trouvais que ce type ressemblait de plus en plus à mon curé spasmophile récitant des messes en braille pour fidèles aveugles des cheveux.
Mais qu'allait-il encore raconter comme balivernes ce Pépère.
La suite demain.

Ainsi, l'opéra était né avec l'inconvénient des pieds cassés. Oui, il fallait remplacer le chanteur à chaque récital.
Malgré tout, les hommes de néandertal raffolaient de ces concerts nocturnes. Ils avaient aussi l'avantage de faire fuir les hommes des tribus voisines qui venaient la nuit rôder dans les parages pour voler de la nourriture.
Donc, en revenant de cette petite sauterie, je m'étais un peu égaré dans le temps. Je me retrouvais au moyen-âge qui était plus que très moyen.
Oui, il n'y avait rien à faire à cette époque. Déjà, je me disais, profitons de cet arrêt pour nous restaurer nous autres. Je partais à l'aventure ayant caché la chatlauréane dans un bois sous un tas de branches.
Je prenais un sentier de terre et je vis arriver sur moi des paysans qui me semblaient très maigres. Effectivement, de près, je me rendais compte que le peu de vent qu'il y avait les faisait marcher de travers. Au début, je me disais, Pépère attention, c'est une ruse, tu as dû retomber à ton époque et ce que tu as en face de toi n'est autre que ton soûlard avec sa comparse, déguisés, en paysans.
Enfin, j'arrivais sur eux et je voyais deux bougres d'un mètre cinquante à peu près. Vu leur maigreur, ils ne devaient pas peser plus de sept kilos tout mouillé les jours de pleine lune lors des alertes attentats.
Je comprenais alors que je ne devais pas rester dans les parages sous peines de me retrouver dans une rôtissoire quelconque.
Une fois dans le bourg du village, je me rendais compte être à Mornay, mais au moyen-âge. Oui, c'était l'église ou love crêpe va régulièrement faire des récitals de chant grégorien en version Florent Palui.
Je fus sidéré, car il n'y avait pas de boulangerie sur la place. Seul une marchande de légumes s'égosillait en disant, ils sont beaux mes légumes. Ils sont beaux mes légumes, ce sont les plus gros de la région.
Je me disais, hé bien laissez moi rire, il y en avait même pas pour un repas de nourriture pour mon gargantua. Et je me disais la bougresse compte nourrir tout un village avec ça.
Oui, les pommes de terre n'étaient pas plus grosses que des noisettes, les poireaux ressemblaient à des crayons de papier, les carottes des cure-dents, j'en passe et des meilleurs.
Je me disais, Pépère, rien n'a changé dans cette commune de manant, depuis le moyen-âge, c'est la disette qui règne en ce lieu.
De stupeur, je m'enfuyais plus loin et repris les chemins de travers pour retourner à ma chatlauréane.
Arrivé à une lisière, je devais passer un tertre où j'étais à découvert. De loin, je vis un tas de terre et à côté ce qu'il me semblait être un homme au-dessus.
Je me disais, il n'a pas l'air dangereux celui-là, va voir ce qu'il trifouille dans le sol. Je pensais qu'il cherchait des vers de terre pour sa nourriture étant donné l'étendu de la famine dans ce secteur moyenâgeux.
Donc, ce fut là que je tombais sur un homme en larmes avec des oignons à côté de lui au-dessus d'un trou assez profond.
J'étais très étonné et je m'interrogeais sur ce qu'il faisait.
C'était le sourcier, vous comprenez à présent.
- Toc toc toc, les oignons, c'était pour agrémenter les vers de terre.
-Fle fle fle, peut être que c'étaient des travailleurs qui creusaient le trou pour lui.
- Fle fle fle fle, le trou, c'était peut-être pour faire une mare pour que ces Coin-coin comme mon canardmoureux puissent y venir.
- Oui, en effet mon papa, c'est une bien drôle d'histoire, mais que faisait cet homme ?
- Hé bien, ma chamoureuse s'il pleurait, c'est qu'il devait avoir le colza comme Lolo.
Pendant que les amis de Pépère en étaient à leur réflexion la sœur, elle récitait une nouvelle prière.
Notre père qui êtes au pieu
Aujourd'hui fait de ton mieux
Même si tu es bourré
Que l'on puisse retrouver
L'auberge des moines
Et manger avec ces chanoines
Du bon poulet de grain
Avec du très bon pain
Malgré ton coup dans l'aile
Pour pépère, car Lolo bat de l'aile
Notre père qui êtes au pieu
Aujourd'hui fait de ton mieux
Pour que l'on ripaille
Et fête les retrouvailles
D'une bonne table
Sans déchet minable
Comme du surgelé de râble
Toi qu'à un coup dans l'aile
Notre estomac se démène
Notre Dieu, ainsi, soit-il, amen.
Pépère lui avait écouté chacun et se demandait ce que racontait au loin sœur Mathilde.
- Hé bien, malgré votre bonne logique, vous n'y êtes pas du tout mes amis.
J'étais très étonné, je trouvais que ce type ressemblait de plus en plus à mon curé spasmophile récitant des messes en braille pour fidèles aveugles des cheveux.
Mais qu'allait-il encore raconter comme balivernes ce Pépère.
La suite demain.
