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Pépère le chat du poète, suite.

Rêveurlunaire

Maître Poète
Diantre, mais comment trouver, ceci est impossible, essayer voir, bouboule, gras-double, montgolfière, savon, chat chat chat.
- Monsieur mal brossé, cet humour ne me fait absolument pas rire du tout.
- Toc toc toc, et si Chouânne t'avait donné un surnom ?
- Oui, Pêcheur, exactement, elle m'appelle aussi Tigrou essayons.
Malheureusement, la tentative fut vaine.
- Fle fle fle fle, ce n'est pas Dranac, mais mon nom à l'envers ça fait canard, et si c'était Tigrou à l'envers.
- Là, Dranac, c'est très fort ton raisonnement, je n'y aurais pas pensé.
Pépère tapait de suite Uorgit.
Mot de passe accepté, veuillez accéder à la page de commande de temps, voulez vous confirmer, c'est à vous.
Enfin, le dénouement était proche, qu'allait-il se passer par la suite.
Cette commande vocale laissait un peu de surprise, car personne ne s'y attendait.
Oui, formulait pépère à haute voix.
- Veuillez clairement énoncer la date.
- Seize octobre deux mille vingt-trois.
- Les données sont enregistrées, veuillez maintenant entrer les coordonnées GPS pour location de la région.
- Morbleu, là, nous sommes refaits, comment les trouver ?
- Fle fle fle, attend Momo, je tape ma mare sur mon carnet de destinations.
Fle fle fle, oui, j'ai les coordonnées précises.
Pépère les rentra et la voix reprit, veuillez vous mettre à votre poste de commande départ dans vingt secondes, attachez vos ceintures, dix, neuf, huit, sept, six, cinq, quatre, trois, deux, un, zéro, go...
Enfin, la soucoupe avait disparu de cet espace-temps, nos amis arriveraient ils précisément où ils le voulaient.
Chacun des occupants voyait par les hublots le paysage se modifier sans que la soucoupe ne bouge.
Et brusquement elle prit le chemin de l'univers à une vitesse folle.
Les occupants sous la force du décollage s'étaient un à un évanouis.
Mimine fut là première à reprendre ses esprits et elle vit Pépère qui était en train de se relever vacillant sur lui-même.
- Ça va, Pépère ?
- Oui, Mimine, hé bien, quelle secousse je n'en reviens pas. J'ai fait un cauchemar épouvantable.
- Comment ça, tu as fait un cauchemar ?
- Hé bien, Mimine le temps que les autres reprennent leurs esprits, laisse moi te raconter ça.
Tout a commencé bizarrement, je pensais être chez mon apothicaire en poste à galène connecté pour tante Suzanne.
Je me levais, donc et comme chaque matin, je m'en allais faire une royale toilette.
Il régnait un silence incroyable et je n'en revenais pas. Pas un seul oiseau à l'horizon ni même un nuage. Pas un son de messe ou de goulot qui venait du capharnaüm de mon déjanté des croquettes chimiques de Patagonie enrichies au bicarbonate de soude argentin.
Je revins vers le gourbi et là je miaulais si fort que le soleil fit un bon dans le ciel. C'était étrange comme si d'un seul coup notre bon roi céleste était devenu paranoïaque.
Pas une seule réponse ne venait de l'intérieur, même pas un bruit de verre ou de brioche en train d'agonir.
Je me disais, hé bien, Pépère, te voilà marron pour manger ce matin, ton soûlard doit déjà être à l'auberge des moines.
De colère et totalement mort de faim, je me retouchais dans l'horrible fauteuil qui me sert de lit.
Là, je fis un cauchemar épouvantable. Oui, je me réveillais au bout de cinq minutes et me rendais compte que le silence persistait. Je me levais et partais voir ma meilleure amie Cookie. Personne n'était dans la cabane, même pas Lucie. Désespéré, j'allais chez le frère de mon ivrogne et là aussi personne. Je parlais dans le village et là pareil pas une seule âme.
Je vis d'un seul coup à mon retour le puissant Aketok qui sortait du gourbi.
J'avais été kidnappé par les Énarpilodiens et posé quelque part sur Énarpilode condamné à la solitude à vie.
Je me réveillais alors en sueur flottant sur le terrain de ma crevette argentine bourrée d'eau de mer sucrée du grattez moi là.
Oui, ce cauchemar m'avait fait suer abondamment et le terrain était inondé de milliers de litres de sueur. J'attendais que ça s'évapore et me levais à nouveau.
Je faisais de nouveau ce que je venais de vivre dans cet effroyable rêve. Après avoir fait vingt fois le tour du village, j'en étais rendu à la même constatation que dans mon cauchemar, j'étais seul dans ce village.
Mes pauvres pattes étaient à soixante-dix degrés de température tellement j'avais sillonné le village en tous sens.
De retour au capharnaüm, je voyais bien ne plus être dans mon rêve.
J'appelais love croissant aucune réponse. Mon ivrogne de la Corse de l'équateur de la Chine de l'Est était aussi insoignable.
Que se passait-il dans le coin. Je pris le Chatmsung pour aller voir monsieur Google et il n'y avait pas de réseau. Je me disais, c'est une panne locale, allons à Sancoins en un coup d'hélicoptère.
Arrivé là-bas même constatation la commune était vide. Plus un seul humain ou animal ne se trouvait sur place.
Enfin, je vis que monsieur Google annonçait une évacuation de toute la région Centre pour risque d'explosion nucléaire.
Mais, comment Pépère pouvait faire de tels cauchemars.

La suite demain..

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