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Pépère le chat du poète, suite.

Rêveurlunaire

Maître Poète
Ma femme s'appelle Candy, lui disait-il ce sabotier de formation préhistorique.
Donc la fameuse Candy Raton lui racontait tout en détails sur les moyens de payement.
Il était heureux mon sapajou néerlandais avec ses sabots au design néandertalien.
Il se croyait à un défilé de haute couture préhistorique devant un auditoire de mammouths laineux.
Oui, mais voilà, la suite fut moins plaisante pour moi.
- Pourquoi donc mon papa ?
- Laisse-moi t'expliquer ma fille, tu vas tout comprendre.
Donc arrivé à la cabane, il se les mit aux pieds et partait dans sa vigne nucléaire.
Moi, je partais me reposer, car j'en avais ma claque du billot de bois transporté à dos de chat avec l'aide de Hervé le harnais.
D'ailleurs, Hervé aussi partait très loin en invoquant des RTT à récupérer.
Mon essuie-glace en bois pour formule un néandertalienne taillait sa vigne en faisant des aie, aie, aie, en veux-tu en voilà.
Je ne pouvais même pas me reposer et je lui criais, alors ça va finir un peu là-bas, on s'en fout de ton ail.
Il me regardait d'un air interrogateur.
La réponse ne fut pas en reste croyez-moi bien, je lui lançais, oui, on s'en fout de ton ail, occupe toi de tes oignons plutôt que de regarder ton chat.
De retour dans son capharnaüm, il appelait le sabotier.
Bon lui disait-il, c'est bien gentil vos sabots, mais ils me font mal à la voûte plantaire.
Hé bien que je me disse, bien fait pour toi soûlard si tu passait moins de temps sur la pointe des pieds derrière le comptoir de la taverne des moines, tu n'aurais pas un pont sous les pieds, chat chat chat.
Ha oui, que lui disait le sabotier, c'est que le fond est plat, si vous voulez que je mette les deux pieds dans le plat pour les améliorer, il faut me les ramener.
Oui, je n'avais pas pensé à ça, lui disait-il, les hommes de la préhistoire avaient les pieds-plats.
Ha oui, que lui répondait mon déjanté des flûtes à Champagne serbe en cristal sibérien, les pieds-plats.
Oui, ils n'avaient pas de doigts de pieds à l'époque et plus tard ceux-ci se mirent à pousser sous le pied. À force, ils finirent au bout et ils gardèrent une voûte sous le pied.
- C'est assez étonnant comme réponse, non, mon papa.
- Non, ma fille ça, je le savais, c'est comme les cow-boys, ils naissaient avec les jambes arrondies, car celles-ci avaient la forme prédisposée pour monter sur un cheval.
Donc, il retournait voir le fameux sabotier et celui-ci lui arrangeait la chose.
Oui, mais voilà, cela ne convenait pas à mon moine et il prit alors des cours de sabotologie auprès de Cookie qui est une spécialiste du sabot comme tous les chevaux.
Enfin, il était heureux mon Pygmée napolitain avec ses sabots néandertaliens dans sa vigne nucléaire.
Oui, mais voilà, malgré tout, il trouvait que ça lui chauffait toujours les pieds.
Ce fut à ce moment-là qu'il eut l'idée, enfin, qu'il me demandait si je pouvais lui installer la climatisation dans ses sabots et un revêtement moelleux.
Et voilà comment je me retrouvais à faire le sabotier.
- Quel est le rapport ?
- Hé bien, Grisou, le rapport est la moyenne compensée, grâce à celle-ci, je fis des sabots plus confortables qu'une chaussure en coton.
Son voisin qui un matin voulait tondre en passant devant sa vigne le vit avec ses sabots et lui demandait s'il pouvait lui prêter.
Oui, ça éviterait les projections de cailloux dans l'orteil, lui disait-il.
Comprenez que cette sacrée tondeuse m'a conduite à deux reprises chez l'orteillologue.
Et voilà comment après avoir essayé les fameux sabots, il en fit de la publicité auprès de gens sur la commune.
Et ce fut ainsi que tronçonneuse en patte le lendemain même, je débitais des troncs pour faire des sabots climatisés comme les siens.
Madame le Maire en fit la publicité au Conseil municipal et ce fut ainsi que dix jours plus tard, je faisais au minimum une centaine de paires de sabots par jour.
Voilà comment cette histoire de sabot fut un calvaire...
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