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Pépère le chat du poète, suite.

Rêveurlunaire

Maître Poète
Suite d'hier.


Donc, lancé à cent dix virgule zéro huit sur l'échelle du quarante-neuf trois, tout le monde nous doublait.
Enfin, nous arrivions à la fête foraine et j'étais loin de me douter de ce qui m'attendait.
Sur le parking, je vis une voiture avec un B gravé sur la vitre.
Je me disais, hé bien, Manu, tu es un bon, malgré ta vision côtécale, tu es arrivé à faire un magnifique tatouage sur cette automobile qui te doublait tantôt.
Arrivé sur la fête foraine, mes parents furent accostés par un vigile.
Celui-ci leur signifiait que la fête était interdite aux gens qui avaient des animaux de compagnie avec eux.
Mon père se retournait pensant qu'un zèbre, un boa où un lama nous aurait suivi et que ceux-ci eussent cru qu'il nous appartenait.
Mon père signifiait au vigile que si un mammouth ou un tricératops était derrière eux il ne fut point à eux.
Le gardien commença par s'agacer et lui rétorquait, oui, peut-être, mais l'otarie licorné qui vous accompagne, c'est à moi peut-être ?
Ha oui, que lui répondait mon père, c'est mon fils.
Oui, comprenez qu'entre, le cheveu frontal, les lunettes anti-bigloucherie et mes chaussures palmées, je donnais l'apparence d'une licorne ou d'un phoque.
Mon père expliqua la situation au vigile qui faisait la moue, mais qui finissait par acquiescer ces explications.
Bon, qu'il entre avec vous, mais je te préviens le phoque licorné, ne t'avise pas de faire tes saloperies partout, tu m'entends bien.
Enfin le Graal, après quasiment un an d'enferment au domicile, je jouissais d'une totale liberté.
Pour commencer, je décidais d'aller aux autos tamponneuses, je savais pourquoi.
Oui, je savais qu'avec mon cheveu, j'arriverais à récupérer l'électricité sur le grillage au-dessus de ce manège.
Je fis ainsi pour le prix d'un tour des dizaines et des dizaines de tours. J'allais dix fois plus vite que les autres et j'étais en train de tout démonter.
Je me faisais virer par le propriétaire du manège.
Mes parents assurèrent à celui-ci que j'étais très joueur et ils excusèrent mon comportement.
J'étais mort de rire et faisais connerie sur connerie en faisant des trous partout avec mon cheveu frontal.
Dans la grande roue arrivé en haut de ne plus être en bas, je perçais les nuages pour provoquer la pluie sur les suivants.
Je vous le dis connerie sur connerie et j'étais mort de rire.
Je prétextais avoir faim, dans l'intention d'en faire une bien bonne.
Nous partions nous restaurer à un stand qui faisait la friterie. Je m'arrangeais discrètement de percer tous les bocaux de sauces qui étaient derrière le vendeur.
Ce fut ainsi qu'il se mit à glisser sur un mélange d'huile, de ketchup, de moutarde et autres fantaisies.
Il tombait la tête en première dans l'huile des frites. Le récipient coulait sur le gaz à côté.
Dans l'affolement, le bougre ébranlait le chapiteau qui finissait en feu.
La bouteille de gaz explosait en faisant dix-sept blessés légers et le type quant à lui finissait brûlé au troisième degré au visage et les deux bras cassés.
Connerie sur connerie, je vous l'assure, j'étais mort de rire.
Bon, passé ces bêtises d'enfant tout à fait anodines, je me calmais un peu et décidais de m'exercer au tir des ballons avec carabine à air comprimé.
C'est là que je faisais la boulette, mais sans le vouloir.

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