• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Pépère le chat du poète, suite.

Rêveurlunaire

Maître Poète
Je fus obligé de mettre le GPS sur l'ipomme pour me diriger dans cette brume où l'on ne voyait pas à un centième de millimètre devant soi.
Au hasard de ma quête, je pensais être sauvé, car une bonne âme finissait par m'inviter à manger, oui, mais c'était un traquenard.
Le bougre qui se tenait devant moi m'accueillit avec un tapis rouge.
Entre Pépère, ne reste pas dehors qu'il me disait.
J'étais étonné qu'il me connut, mais j'étais tellement épuisé que je ne me méfiais qu'à moitié.
Quel brouillard me disait-il, c'est incroyable, nous n'y voyons pas à plus d'un millimètre.
Ce fut alors qu'il sortait un pied à coulisse pour mesurer la distance de vision.
Hé bien, s'exclamait-il cet étrange pèlerin, effectivement la visibilité ne dépasse pas un micron sur l'échelle du Robert du plan épervier.
Oui, à couper au couteau que je lui disais, pensant dans ma tête fait péter le poulet au lieu de raconter ta vie.
Ce fut alors que le type plutôt que de mettre les grands plats dans les petits comme on dort pour se réveiller et que l'on marche avec ses pieds, car c'est plus facile qu'avec les mains sortait dehors avec une scie.
J'étais étonné, car je ne l'avais pas vu la prendre quelque part.
Deuxième chose étrange, le quidam était épais comme un fil dentaire pour molaire japonaise recouverte d'émail bretonne et d'ivoire irakienne. Son allure me faisait penser à mon buvard en craie irlandaise pour moine corse écrivant un traité sur le communisme.
Je l'entendais scier autant que l'on peut le faire.
Il rentra après dix-sept minutes deux secondes et treize centièmes de l'hyperbole de la grande aiguille.
Il tenait à la main un parpaing de brouillard et le regardait avec une loupe.
Je suis brouillarologue s'exclamait-il et je n'ai jamais vu un tel phénomène. Il se mit alors à analyser le parpaing de brouillard à l'aide d'un microscope à galène qui datait de la préhistoire, enfin plutôt du temps des dinosaures, c'est bien différent.
Dans ma tête, je me disais, de plus en plus bizarre, ce bonhomme me fait penser à mon scarabée napolitain mangeur de bananes sibériennes cultivé par des Martiens dyslexiques.
Mais s'écriait-il, c'est rempli de sueurs ce brouillard, je comprends mieux.
Oui, que je répondais, je peinais de plus en plus à avancer dans ce brouillard qui me freinait.
Alors, je transpirais beaucoup et mes pattes s'étaient échauffées d'une centaine de, oups qu'est-ce que je raconte, d'un millier de degrés même, c'est bien différent.
Puis, le bougre échappait le parpaing de brouillard et s'écrasait le pied.
Je me retenais de ne pas chat rigoler.
Bon lui disais-je, tout ceci m'a donné une énorme faim.
Passons à table qu'il me répondait, mais avant de manger, prions.
Notre père qui êtes au pieu
Aujourd'hui fait de ton mieux
Même si tu es bourré
Que l'on puisse manger
Du bon poulet de grain
Avec du très bon pain
Malgré ton coup dans l'aile
Pour Pépère pas de maigrimèle
Notre père qui êtes au pieu
Aujourd'hui fait de ton mieux
Pour que l'on ripaille
Et fête les retrouvailles
D'une bonne table
Sans déchet minable
Comme du maigrimèle
Toi qu'à un coup dans l'aile
Notre estomac se démène
Notre Dieu, ainsi, soit-il, amen.
J'étais très étonné, je trouvais que ce type ressemblait de plus en plus à mon curé spasmophile récitant des messes en brail pour fidèles aveugles des cheveux.


La suite demain.
téléchargement (4).jpegtéléchargement (3).jpegScreenshot_2022-11-27-08-35-23-49_40deb401b9ffe8e1df2f1cc5ba480b12.jpg
 
Retour
Haut