Rêveurlunaire
Maître Poète
Le pauvre Fripouillet, resta seul derrière l'arbre où il s'était réfugié avec Pépère.
Il n'était pas très rassuré, entre la sirène, l'hélicoptère, la soucoupe et les hibounuriums. Sa mère, n'arrêtait pas de lui envoyer des messages, car elle s'inquiétait pour lui. Sachant le Pépère avec lui, elle craignait le pire. Elle avait vu passer la voiture du poète avec François au volant. Il fonçait comme un dingue et derrière lui une jeep de l'armée américaine, sirène hurlante. Elle n'était pas tranquille et se demandait bien ce qui se passait dans cette région.
Téléphone en patte elle guettait la réponse de son fils à ses messages.
- Mais que se passe-t-il donc dans cette région. J'espère que Pépère ne l'a pas entraîné dans un mauvais coup. Qu'il ne finisse pas à la chatdarmerie en charde à vue comme ce fut arrivé à son père quand il était dans la bande des chatlopard. Ce chaton va me rendre folle. Qu'est-ce que c'est que cet hélicoptère. Et cette voiture poursuivie par l'armée. Tiens, qui arrive au bout de la rue, mais c'est un chat noir. Je ne l'ai jamais vu dans la rue, c'est étonnant. Hé bien, quelle classe il a en marchant. Ce n'est pas Pépère ça, c'est certain, ce chat est la classe personnifiée. Enfin, ne nous berçons pas d'illusions, certainement qu'il ait un langage aussi rustre que tous les matous du quartier. Mais il vient à moi où je rêve. Divine, reprends toi, bon suis-je bien mise, oui, je suis bien toilettée, mon collier n'est pas de travers, mes pattes sont propres. Mince, il tourne dans l'allée du poète. Divine, calme toi, il fait demi-tour, oui, il a dû me remarquer. Mon chat dieu, j'ai le cœur en excès de vitesse. Mais qu'est-ce qu'il est beau, je vais défaillir.
Momo avec sa grâce naturelle marchait tranquillement vers la minette.
Au début, il était parti voir ce qui se passait sur le terrain du poète. Il était persuadé que c'était un coup de Pépère. En tournant dans l'angle du chemin, il avait été surpris par un éclair. C'était en fait le pâle reflet du soleil d'hiver passant les trouées célestes qui se réfléchissait sur le collier de Divine.
Ayant pris sa direction, il se rendit compte que c'était une magnifique chatte rousse avec un collier très élégant. Ne voulant pas paraître pour un rustre, il décida d'aller faire connaissance plutôt que de la fuire comme un malappris.
Il arriva vers la minette qui le regardait avec étonnement.
- Bonjour, monsieur, je ne vous ai jamais vu dans les parages.
- Bonjour madame, il m'est forte aise de vous rencontrer. Vous excuserez mon outrecuidance à m'être empressé à vous. Sachez, que ce fut votre collier qui attirait mon œil, de cela deux minutes passés. Oui, madame en tournant, puis me remettant en chemin à vous, je vis que ce fut votre magnifique collier. Mais, je vois, et n'ai point mégarde à le concédé, vous êtes aussi sublime que ce collier qui vous va à merveille. Vous n'êtes pas de la région assurément.
Ho, pardon madame, je me commets à être rustre, je ne me suis point présenté, je m'appelle Momo, et je suis le roi de ces domaines par devers vous, chatmoiselle.
- Bonjour, hé bien, moi je m'appelle Divine et je suis ici depuis très peu de temps. Je suis à la recherche de mon petit, il s'appelle Fripouillet et je n'arrive pas à le faire rentrer.
Il est avec son père qui s'appelle, Pépère, peut-être le connaissez-vous ?
Mais dites moi, vous avez une élégance rare, ce n'est pas commun en ce lieu.
- Diantre, non est-ce possible, vous connaissez ce godelureau de Pépère, vous dons la prestation est une invitation au rêve, vous êtes l'ancienne compagnie de ce butor, les oreilles m'en tombent, Madame.
- Oui, monsieur, à l'époque, il m'avait fait rentrer au chatpera et c'était le rêve de ma vie. Puis, je suis tombé chamoureuse de lui. Mais, cela est fini, ne vous inquiétez pas, nous nous parlons à peine, mais dites moi, vous le connaissez si je comprends bien.
- Oui, certes, je ne me forlignerais pas à de médisances quelconques, ne vous effrayez pas, madame. Oui, les choses changent parfois, et ce qui nous fut gré, parfois, cède à l'ennui. Pour être honnête avec vous, oui, ce butor est en mes murs puisqu'il réside en ma demeure chez mon maître. En ai-je entendu, que de balivernes narrées par ce chathomane, si vous saviez, vous en finireriez sûrement sourde. Je ne vous parle pas non plus de ses poésies, qui n'en ont que la définition malheureusement de banals épisodes.
Ceci dit, Madame, je m'en vais retourner à mon but premier. Bien que votre compagnie m'est très précieuse, je vais devoir reprendre ma sente pour m'en aller visiter une amie, tout proche de votre logis.
- Hé bien, Momo, je suis ravie de t'avoir rencontré et je suis impatiente de te revoir en ce cas. Je vais rester ici, pour surveiller le retour de mon petit Fripouillet.
- Hé bien, Madame, prenez garde, un malotru, erre en ces contrées en chantant des mélodies qui n'ont rien de chastes. Elles pourraient vous indisposer, même vous agacez de leurs paroles outrageusement ouvertes à la fornication.
Pardonnez la légèreté de ma phrase, mais nous ne pouvons dire autrement en ce cas. Même si cela effraie votre esprit, et ce n'est point le but visé, vous en êtes consciencieusement avisée.
- Ha bon, un malpoli ici, pire que Pépère, c'est possible ça ?
- Oui, Madame, cela est déroutant, mais assurément vrai et je minimise.
Un chatmoiseau qui rôde sur mes terres à la recherche d'une certaine Adélaïde. Le bougre veut besogner la douce qui lui refuse ses avances. Alors l'entêté éconduit s'obstine en clament au Zéphyr, comme un messager, des odes grivoises ou se devine le fait, qu'il ne cherche qu'à se livrer à des débauches insensées.
- Hé bien, j'y ferai attention.
- Je vous crois madame et vous quitte à regret. À très vite que le sort nous remette sur les mêmes sentes.
Momo après avoir salué Divine, reprit le chemin de l'allée.




Il n'était pas très rassuré, entre la sirène, l'hélicoptère, la soucoupe et les hibounuriums. Sa mère, n'arrêtait pas de lui envoyer des messages, car elle s'inquiétait pour lui. Sachant le Pépère avec lui, elle craignait le pire. Elle avait vu passer la voiture du poète avec François au volant. Il fonçait comme un dingue et derrière lui une jeep de l'armée américaine, sirène hurlante. Elle n'était pas tranquille et se demandait bien ce qui se passait dans cette région.
Téléphone en patte elle guettait la réponse de son fils à ses messages.
- Mais que se passe-t-il donc dans cette région. J'espère que Pépère ne l'a pas entraîné dans un mauvais coup. Qu'il ne finisse pas à la chatdarmerie en charde à vue comme ce fut arrivé à son père quand il était dans la bande des chatlopard. Ce chaton va me rendre folle. Qu'est-ce que c'est que cet hélicoptère. Et cette voiture poursuivie par l'armée. Tiens, qui arrive au bout de la rue, mais c'est un chat noir. Je ne l'ai jamais vu dans la rue, c'est étonnant. Hé bien, quelle classe il a en marchant. Ce n'est pas Pépère ça, c'est certain, ce chat est la classe personnifiée. Enfin, ne nous berçons pas d'illusions, certainement qu'il ait un langage aussi rustre que tous les matous du quartier. Mais il vient à moi où je rêve. Divine, reprends toi, bon suis-je bien mise, oui, je suis bien toilettée, mon collier n'est pas de travers, mes pattes sont propres. Mince, il tourne dans l'allée du poète. Divine, calme toi, il fait demi-tour, oui, il a dû me remarquer. Mon chat dieu, j'ai le cœur en excès de vitesse. Mais qu'est-ce qu'il est beau, je vais défaillir.
Momo avec sa grâce naturelle marchait tranquillement vers la minette.
Au début, il était parti voir ce qui se passait sur le terrain du poète. Il était persuadé que c'était un coup de Pépère. En tournant dans l'angle du chemin, il avait été surpris par un éclair. C'était en fait le pâle reflet du soleil d'hiver passant les trouées célestes qui se réfléchissait sur le collier de Divine.
Ayant pris sa direction, il se rendit compte que c'était une magnifique chatte rousse avec un collier très élégant. Ne voulant pas paraître pour un rustre, il décida d'aller faire connaissance plutôt que de la fuire comme un malappris.
Il arriva vers la minette qui le regardait avec étonnement.
- Bonjour, monsieur, je ne vous ai jamais vu dans les parages.
- Bonjour madame, il m'est forte aise de vous rencontrer. Vous excuserez mon outrecuidance à m'être empressé à vous. Sachez, que ce fut votre collier qui attirait mon œil, de cela deux minutes passés. Oui, madame en tournant, puis me remettant en chemin à vous, je vis que ce fut votre magnifique collier. Mais, je vois, et n'ai point mégarde à le concédé, vous êtes aussi sublime que ce collier qui vous va à merveille. Vous n'êtes pas de la région assurément.
Ho, pardon madame, je me commets à être rustre, je ne me suis point présenté, je m'appelle Momo, et je suis le roi de ces domaines par devers vous, chatmoiselle.
- Bonjour, hé bien, moi je m'appelle Divine et je suis ici depuis très peu de temps. Je suis à la recherche de mon petit, il s'appelle Fripouillet et je n'arrive pas à le faire rentrer.
Il est avec son père qui s'appelle, Pépère, peut-être le connaissez-vous ?
Mais dites moi, vous avez une élégance rare, ce n'est pas commun en ce lieu.
- Diantre, non est-ce possible, vous connaissez ce godelureau de Pépère, vous dons la prestation est une invitation au rêve, vous êtes l'ancienne compagnie de ce butor, les oreilles m'en tombent, Madame.
- Oui, monsieur, à l'époque, il m'avait fait rentrer au chatpera et c'était le rêve de ma vie. Puis, je suis tombé chamoureuse de lui. Mais, cela est fini, ne vous inquiétez pas, nous nous parlons à peine, mais dites moi, vous le connaissez si je comprends bien.
- Oui, certes, je ne me forlignerais pas à de médisances quelconques, ne vous effrayez pas, madame. Oui, les choses changent parfois, et ce qui nous fut gré, parfois, cède à l'ennui. Pour être honnête avec vous, oui, ce butor est en mes murs puisqu'il réside en ma demeure chez mon maître. En ai-je entendu, que de balivernes narrées par ce chathomane, si vous saviez, vous en finireriez sûrement sourde. Je ne vous parle pas non plus de ses poésies, qui n'en ont que la définition malheureusement de banals épisodes.
Ceci dit, Madame, je m'en vais retourner à mon but premier. Bien que votre compagnie m'est très précieuse, je vais devoir reprendre ma sente pour m'en aller visiter une amie, tout proche de votre logis.
- Hé bien, Momo, je suis ravie de t'avoir rencontré et je suis impatiente de te revoir en ce cas. Je vais rester ici, pour surveiller le retour de mon petit Fripouillet.
- Hé bien, Madame, prenez garde, un malotru, erre en ces contrées en chantant des mélodies qui n'ont rien de chastes. Elles pourraient vous indisposer, même vous agacez de leurs paroles outrageusement ouvertes à la fornication.
Pardonnez la légèreté de ma phrase, mais nous ne pouvons dire autrement en ce cas. Même si cela effraie votre esprit, et ce n'est point le but visé, vous en êtes consciencieusement avisée.
- Ha bon, un malpoli ici, pire que Pépère, c'est possible ça ?
- Oui, Madame, cela est déroutant, mais assurément vrai et je minimise.
Un chatmoiseau qui rôde sur mes terres à la recherche d'une certaine Adélaïde. Le bougre veut besogner la douce qui lui refuse ses avances. Alors l'entêté éconduit s'obstine en clament au Zéphyr, comme un messager, des odes grivoises ou se devine le fait, qu'il ne cherche qu'à se livrer à des débauches insensées.
- Hé bien, j'y ferai attention.
- Je vous crois madame et vous quitte à regret. À très vite que le sort nous remette sur les mêmes sentes.
Momo après avoir salué Divine, reprit le chemin de l'allée.



