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Oser l'amour...

Danielkalonda PLAGIEUR

Nouveau poète
Mon trouble est grand, et mon espoir immense Je ne devrais pas ressentir ce bonheur si intense Je ne devrais pas être là dans tes bras Si le monde me voyait avec toi, sous les draps Non je ne devrais pas, non je n’aurais pas dû Je sais, je ne devrais pas. Mais rien n’y put Or donc tu ris et pleures toi aussi ! L’on ne m’avait point parlé de toi ainsi Ton fruit est amer et ton vin est dur Ton jardin est sale et tes fleurs impures Passées ces premières impressions, Viennent les délicieuses sensations Alors, mon cœur me dit… Sous le haillon, respire une peau, bat un cœur Pleure un pauvre être, prisonnier d’un leurre Sous le masque laid et hideux, il y a le beau, nu Silencieux, merveilleux dans sa splendeur méconnue Derrière le voile des interdits, il y a le plaisir Si timide et fuyant, seul un brin d’amour peut le saisir Et mon cœur me dit encore : Ose traverser l’obscure forêt des damnations Va, brave les jugements, oublie les condamnations Daigne affronter le feu brûlant des prêcheurs Et ne t’inquiète pas si l’on t’appelle pécheur Par delà les monts et les sermons, Par delà les monstres, allons et aimons ! Car c’est là-bas, sur les terres interdites Et c’est ainsi, par des voies hypocrites, Que les déesses et les dieux cachèrent leur trésor Et que le monde préserve jalousement son or Alors ma bouche furieuse, dévora tes lèvres Et je n’en fus pas mort, au contraire Tu entraînas mon corps à des contorsions Le torturant de plaisir par petites portions J’ai offert ton vin à ma soif qui grogne Et je n’en suis pas devenu ivrogne Bel acacia, j’ai mangé de ton miel Et je suis toujours debout sous ce ciel Ô Plante amère, j’ai bu de ta sève Et ma santé est toujours belle, observe ! Je l’interrogeais ensuite… Pourquoi t’a-t-on appelée de ces noms infâmes, Alors que ton océan est doux, tranquille et calme ? J’en ai vu qui parlaient de toi, sans t’avoir jamais connue Ils racontaient leurs histoires et faisaient fortune dessus Ils parlaient de tes vagues folles et dangereuses, Des créatures abominables et hideuses Qui vivraient au fond de ton ignoble bassin, Alors même qu’aucun d’eux ne fut jamais marin Tu as été accablée d’une fausse renommée Ton amour, ton nom, ton corps, diffamés, interdits, déformés Et j’entendis sa voix : « La vérité t’étonnera, mais elle te libèrera Cruelle, elle te brisera, mais tu en grandiras Elle sera différente de toutes tes attentes Elle a ses voies, si sûres, si lentes Alors, je dis : J’ai osé la vérité et je m’en suis voulu D’avoir été si long, d’avoir trop attendu Et j’en ai voulu à ce monde lâche et méchant De m’avoir menti depuis que je fus enfant Et je m’en suis voulu, d’avoir été si naïf, si niais D’avoir fui ces délices qui jadis m’appelaient Je ne savais pas. Pardonne-moi ! Ne m’en veux pas Mais, me voici, et te voilà Et je ne saurai me lasser de toi
 
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