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On ne peut se mentir à soi-même

Pierrotlalune

Nouveau poète
À chaque jour que pour moi Dieu crée
Le reflet de l'eau à toi me fait penser
La rivière me clame ton immense beauté
Dimension qui me donne l'envie que de t'aimer.

Trop ayant pour effet comme pas assez
La nature crie mon manque de ta présence
Elle me met devant mon visage la vérité
Celle qui me met en presque état de démence.

Ton regard d'un bleu pur à fondre les glaciers
Le son de ta voix à pourfendre les sentiers
Reste que ce que tu m'obliges à vivre
N'a de profondeur que l'épaisseur d'un mince givre.

Même le vent se met parfois de la partie
Pour éveiller mes souvenirs tant ancrés
Qui à jamais me garderont cruellement meurtri
Au risque d'éviter de m'avoir sauvagement tué.

Chaque goutte de pluie qui tombe
Est un orage sur mon coeur qui t'attend
Qui des quatre coins fermés de ma tombe
Remet en question ma vie, une hache qui me fend.

Telle une buche qui crépite en mon foyer
Tu alimentes le feu qui me brule par l'intérieur
Ne comprends-tu pas que je ne fais que t'éviter
Une habitude prise pour annhiler toutes mes peurs.

Peut-on oublier ce dont on ne veut pas vraiment
On ne peut se mentir à soi-même, réflexe inné
Parait-il que la solution n'est autre que le temps
Non pour oublier ce qu'on ne peut, mais accepter.


Fin
 
Oui,il parait que le temps aide à...cicatriser;"ne comprends-tu pas que je ne fais que t'éviter,une habitude..."; c'est si parlant,en tout cas pour moi.Merci de ce partage, de coucher ta tristesse, et...je ne sais que te dire...le meilleur reste à venir!!
 
Réponse de la bergère au berger....

Je pensais que je pouvais effacer de ma mémoire
Ces vieux gestes que nous répétions au quotidien
Je pensais les avoir enfermés au fond de l’armoire
Aux souvenirs , choses du passé, ces petits riens

Je pensais que je pouvais me tromper à moi-même
En me disant que ces choses de la vie partagées
Des milliers de fois, ne posaient pas un problème
Et qu’en les laissant de côté j’en serais soulagée

Je pensais vraiment qu’avec le temps qui passe
Ces gestes, ces mots, ces parfums et ces lieux
A de nouveaux horizons feraient enfin place
Mais ils sont toujours là, quand je ferme les yeux

Ta poésie est tristement belle....et reflète tellement bien la réalité....
Merci du partage. Bises
 
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