Filiatus
Maître Poète
On a beau dire qu'au Moyen-Âge
Le roi, le seigneur, le curé
Tenait le peuple en esclavage
En l'assommant de ses corvées
On a beau dire que la gabelle
L'octroi, la taille et les impôts
Sur la farine et sur le sel
Étaient honteux et immoraux
On a beau dire, on a beau faire
Les accuser de tous les maux
Louer le siècle des Lumières
Préférer Voltaire et Rousseau
On a beau dire qu'à la Bastille
En mille sept-cent-quatre-vingt-neuf
Le peuple a brisé sa coquille
Et a dansé sur le Pont-neuf
On a beau dire qu'après la guerre
Celle de Quatorze-dix-huit
Les hommes se croyaient tous frères
Bien sûr, vous connaissez la suite
On a beau dire, on a beau faire
Se répéter « plus jamais ça ! »
Chercher quel sera l’adversaire
L’histoire se répètera
Notre ennemi n’est pas dans l’ombre
A guetter le moindre faux-pas
Notre ennemi n’est pas en nombre
Mais solitaire au fond de soi
On a beau dire que nos ancêtres
Vivaient dans une longue nuit
Et que ce matin qu’on voit naître
N’est dû qu’aux hommes d’aujourd’hui
On a beau dire, on a beau faire
Montrer leurs errements du doigt
Ne plus regarder en arrière
Sans eux nous ne serions pas là
Ne cherchez pas à démolir
La société de nos aînés
Parce qu’ils ne savaient écrire
Devaient-ils ne savoir aimer ?
Alors à présent messieurs-dames
Ne dites pas que c'est gagné
Que l’on a trouvé le sésame
Qui conduit à la Vérité
On a beau dire, on a beau faire
Pardonner ou créer des lois
Ouvrir ou fermer les frontières
L’histoire se répètera
Le roi, le seigneur, le curé
Tenait le peuple en esclavage
En l'assommant de ses corvées
On a beau dire que la gabelle
L'octroi, la taille et les impôts
Sur la farine et sur le sel
Étaient honteux et immoraux
On a beau dire, on a beau faire
Les accuser de tous les maux
Louer le siècle des Lumières
Préférer Voltaire et Rousseau
On a beau dire qu'à la Bastille
En mille sept-cent-quatre-vingt-neuf
Le peuple a brisé sa coquille
Et a dansé sur le Pont-neuf
On a beau dire qu'après la guerre
Celle de Quatorze-dix-huit
Les hommes se croyaient tous frères
Bien sûr, vous connaissez la suite
On a beau dire, on a beau faire
Se répéter « plus jamais ça ! »
Chercher quel sera l’adversaire
L’histoire se répètera
Notre ennemi n’est pas dans l’ombre
A guetter le moindre faux-pas
Notre ennemi n’est pas en nombre
Mais solitaire au fond de soi
On a beau dire que nos ancêtres
Vivaient dans une longue nuit
Et que ce matin qu’on voit naître
N’est dû qu’aux hommes d’aujourd’hui
On a beau dire, on a beau faire
Montrer leurs errements du doigt
Ne plus regarder en arrière
Sans eux nous ne serions pas là
Ne cherchez pas à démolir
La société de nos aînés
Parce qu’ils ne savaient écrire
Devaient-ils ne savoir aimer ?
Alors à présent messieurs-dames
Ne dites pas que c'est gagné
Que l’on a trouvé le sésame
Qui conduit à la Vérité
On a beau dire, on a beau faire
Pardonner ou créer des lois
Ouvrir ou fermer les frontières
L’histoire se répètera