lepoetedusud
Nouveau poète
Reine des délices, déesse préférée Nymphe que benissent les mortels de baisers Tu embellies jusquaux breloques Que tu portes ainsi que des vêtements Jamais je l'avoue je ne sais si tu mens Fier capitaine, coeur fragile sous sa coque Perd son regard dans les courbes de la houle Perd pied, à terre, sous la foule Il regrette sa mer si belle Il voudrait une mer sans feux ni ciel L'odeur du pouvoir pourrit des dents de diamants Et tes yeux d'or périssent dans le noir ou tu te refugies Et tes mains froides qu'effleurent mes baisers brûlants Sont les seuls remèdes qui me consument Et ta peau rosée invite à lenvie Dans les prairies du coeur les champs de blé fument Et l'azur n 'est pur que lorsquil se révèle en tes yeux Dans les coeurs de bois des hommes, les feuilles sont tombées Pour nourrir le tapis brun croquant de tes cheveux Qui font faner toute autre forme de subtilité Pâle chaleur qui nourrit latre Tiède reconfort du soir au matin Tu assouvies les désirs et tu repars sans rien Sans rien de moins quun coeur rougeâtre Un coeur qui saigne, un coeur qui saigne O charnelle Beauté, ô délicate Beauté Quelle flamme en mon être viens tu allumer? O immortelle Beauté, ô volupté dont tout homme s'imprégne Tu fais de tes bras les barreaux de ma prison Et dans cette cage, beauté maudite, tu aura mes sens mon coeur, ma raison