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Nuages

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Abyssia
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Abyssia

Nouveau poète
Les nuages cotonneux du ciel nous dissimulent
Un quotidien cruel, dur, que pourtant nous envions.
Si seulement nous savions que le feu qui brûle
Et qui consume nos cœurs et nos sensations
Nous viens de là-haut et de ces êtres volants
Nous verrions alors un monde bien différent.

Ceux que nous appelons anges nous haïssent.
Et leurs gorges tranchées s'écrient "Qu'ils pourrissent !".
Et leurs ailes arrachées pendent misérablement,
Comme des lambeaux, crasseux et dégoulinant.

Les nuages noirs et sombres du ciel nous cachent
Une rancœur millénaire que nous ignorons.
Si seulement nous voyions ces lourdes haches
Qui se balancent mollement et qui nous trancheront
Tous sans exceptions et sans distinctions,
Tous mourant ensemble pour Leur répulsion.

Ces soi-disant Gardiens nous abandonnent.
Et leurs yeux exorbités nous prônent
Un destin sans recours et perdu
Sous le silence de la Dame Froide éperdue.

Les nuages rosis qui criblent le soleil couchant
Sont porteurs de funestes cris et douleurs immorales.
Si seulement nous comprenions Leur besoin dérangeant
De nous voir, impuissants, rendre notre dernier râle,
Nous pourrions arranger ce monde illusoire
Qui borde nos débâcles inutiles et noires.

Les Trônes et les Chérubins sortent de leur mutisme infernal,
Les Archanges et les Séraphins s'unissent et empalent
Le cœur des victorieux, ces cœurs qu'ils désirent
Et dont il se délecteraient, à l'écoute de nos soupirs.

Les nuages rougis qui cernent la lune endormie
Invitent ces êtres à descendre jusqu'à nous.
Si seulement nous percevions cette vengeance infinie,
Ce brûlant désir de nous voir trépasser, perdre tout.
Leurs lances sacrées illuminent les cieux affaiblis
Et Leurs hurlements retentissent, insoumis.

L'orage gronde à notre porte, insensible.
La Haine trouvera toujours sa cible.
Les murs tremblent, Ils encerclent déjà
Cette maison cahotante, ce corps las.

Les nuages cotonneux du ciel nous protégeaient
D'un univers sauvage et dément, que pourtant nous aimions.
Si seulement nous étions un peu moins niais,
Nous aurions tout de suite compris cette ire de désunion.
Du sang s'écoule de la plaie béante du cadavre frais
Qui git, et dont le cœur, gémissant, se fait dévorer.

Ceux que nous appelions anges nous haïssent,
Et les échos de leurs rires malsains s'évanouissent
Lorsque le crépuscule annonce une nouvelle nuit
Où le monde, grimaçant, se pansera sans bruit.
 
c'est très beau mais il faut garder foi en la vie, c'est sur notre société est pourrie mais pas forcément les gens qui l'habite
 
Salut aby!ton poeme est bien fait mais un peu trop long....je veux pas etre mechant bonne chance ^^
 
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