rivière
Maître Poète
Novembre
Mon Impératrice de douceur,
des oiseaux griffent l’horizon,
et s’inclinent devant
les bocages
où
pâturaient
voilà peu encore
les troupeaux.
La neige craque sous nos pas.
le vent fouette nos visages,
les barques tanguent
au loin sur le Loir,
le glas résonne, lugubre,
dans
l’
ombre des arbres décharnés,
les sentiers murmurent
le fanal de solitude,
un coq chante au loin
la mélopée d’un rêve.
Le chapelet des heures
s’écoule
parmi
les cendres de l’ombre,
tu te serres, frissonnante,
contre moi, mon adorée,
ta livrée de satin vole
vers le ciel grisâtre,
ta chair frémit
aux soupirs des paumes du silence,
ton front luit
sous les rets des fontaines,
tu souris
face au calice de fraicheur,
car tu sais la perle de douceur
voltigeant après nos ébats.
Sophie Rivière
Mon Impératrice de douceur,
des oiseaux griffent l’horizon,
et s’inclinent devant
les bocages
où
pâturaient
voilà peu encore
les troupeaux.
La neige craque sous nos pas.
le vent fouette nos visages,
les barques tanguent
au loin sur le Loir,
le glas résonne, lugubre,
dans
l’
ombre des arbres décharnés,
les sentiers murmurent
le fanal de solitude,
un coq chante au loin
la mélopée d’un rêve.
Le chapelet des heures
s’écoule
parmi
les cendres de l’ombre,
tu te serres, frissonnante,
contre moi, mon adorée,
ta livrée de satin vole
vers le ciel grisâtre,
ta chair frémit
aux soupirs des paumes du silence,
ton front luit
sous les rets des fontaines,
tu souris
face au calice de fraicheur,
car tu sais la perle de douceur
voltigeant après nos ébats.
Sophie Rivière
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