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Nouvelle

Polymnie2

Maître Poète
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NOUVELLE

C’était un vendredi soir, fin Octobre, je rentrais en voiture
du bureau, heureuse du week-end, mais agacée par une pluie
battante et un vent à décorner les bœufs.
Trente kilomètres à faire, une heure de route
Aux heures de pointe.
Le temps de chercher à me garer,
Je vois un homme mendier, appuyé sur le mur de la mairie
Quoique pressée !


Est monotone mais bien venu
Ce soir d’automne dans son mystère.
Seul, dans la rue, déconvenu
Fantôme « éclair » cet homme qui erre.
Pour tout bagage une gibecière
Bien épaulée en bandoulière
Sur sa gabardine anthracite,
L’homme dégrisait sa vie « d’ermite ».


Voûté sur le geste maladroit
Du contre poids de son bras droit,
Il quémandait un peu d’égard,
Mettant sa voix dans son regard.


Passager étranger suppliait sans fin :
« Je n’ai rien à manger, s’il-vous-plaît, j’ai faim ! »


Je ne peux rester sourde à ce saignant appel !l


« Attendez- moi, je pars faire quelques courses, afin
De vous rapporter un simple « coupe-faim ».
Je me presse ayant autre chose à faire
Traversant la place sous pleine averse !


Je reviens, cherchant « mon vagabond » !
Désappointée, constate son faux bond.
Le pain, le jambon dans la main
Restaient muets sans lendemain.


Acte sans croix s’évanouit dans les airs ;
Il échoit en prière vers l’univers,
Car ma voix parlait haut-de-là du don
En grelots de regrets était le son.


Entr'acte en ma vie faisait rebond !
Qu’est devenu « mon pauvre », « mon vagabond »
Au regard du très fond de l’océan
Où se noie tristesse voilée de néant ?
J’ai su longtemps après que mon errant,
Cet homme courbé, mendicité pleurant,
N’avait plus si faim, n’avais plus très soif
Avait un bon toit, n’avait plus sa coiffe ! *


C’était un prisonnier tout en cavale
Qui a retrouvé l’ombre, peut-être moins pâle
Après un regard sur lui en arrêt,
L’évadé de la prison de Muret. *



Polymnie2, 11 décembre 2016

Coiffe = n’avait plus son masque.



 
Dernière édition:
L'important c'est le geste !
Le désir de faire du bien !
Le reste ne compte pas !
Amitiés, bises
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Un beau geste. C'est l'intention qui compte
Bises
Gaby
 
Oui, bien sûr c'est le geste qui compte,
mais la déception fut grande, et ensuite
je l'ai oubliée, car ma belle sœur qui connaît
tous les gens du coin m'a dit : N'ayez aucun
regret, c'est un évadé de la prison!
Le fou rire m'a pris mais une colère aussi!
car c'est à cause de ces aventuriers que les gens
ne se font plus avoir auprès de vrais pauvres!

Bises Marc, Poly, ce 18 mai 2018

Idem pour toi Gaby

Poly
 
un faux pauvre ; il y en a plus que l'on imagine .
J'en ai vu un qui mendiait tous les matins devant un magasin
et que j'ai croisé un jour au volant d'une voiture superbe et neuve !

merci de ce récit Poly

bises

De toutes façons, je préfère être trompée
cela ne change rien pour les autres
plutôt qu'en louper un vrai!

Merci à toi Tyna, bises, Poly!
 
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