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Nouvelle N°1 - Sa Dernière Journée

Incarnus57h

Nouveau poète
Une journée, encore une journée. Je me lève la tête embrumée, j’essaye de me rappeler de ce qui c’est passé la veille, j’abandonne. Je commence ma toilette, il est 7h00 je dois me dépêcher car le monde appartient à ce qui se lève tôt peut être mais aussi à ceux qui ne loupe pas leur bus. Je m’habit vivement, engloutit un sobre petit déjeuner, je n’ai même pas le temps de regarder sur ma page pers...onnel ; la troisièmes depuis le dernière accident. Pas grave j’irais plus tard. J’arrive à l’arrêt de bus pile au moment où celui-ci arrive, je rentre à l’intérieur de celui-ci prestement sans faire attention aux regards que me lance les autres. Je prends la première place libre les écouteurs dans les oreilles, je me coupe du monde. Les regards sont toujours insistant mais je n’y fait toujours pas attention.

Arrivé au collège. Descente du bus, ma bulle toujours intacte et les regards ne m’atteignent toujours pas. Je marche vers la cour au fur et à mesure de mon trajet j’en sens de plus en plus, les regards méchants, moqueur, narquois. Quelques insultes fusent, des « salope », « sale pute », et autres noms dont je ne comprends pas pourquoi on me les attribue. Je file voire mes amis, mon pouls commence à accélérer, je commence à angoisser, arriver à leur niveaux leur regard me cloue sur place, je n’ai rien d’autres à dire, ils me crucifient. Je continue pourtant à aller vers eux, en espérant que ce soit à une mauvaise blague.
-Que ce passe-t-il, demandait-je au bord des larmes.
-C’est à toi que nous devrions demander ?! Ton blog C’est quoi ce que tu dis et les photos que tu as mit sur ta page, on dirait une trainée ! Ne viens même plus nous parler après ça !
Ils s’éloignent, mon cœur cesse de battre, mes yeux deviennent vitreux, je sombre.

Je me réveille une heure après, le cœur lourd, je me lève. Il a recommencé, il m’a retrouvé. Je ne peux plus vivre sa…
Trois ans que cela dure, trois ans que j’endure cette situation…Mais cela cessera aujourd’hui…
Je sors enfin de l’infirmerie, les professeurs, les gens que je croise tentent de m’empêcher de partir, mais je cours, je m’enfuis. Mes larmes coulent.
Enfin chez moi, la tension baisse, l’adrénaline aussi. Je me dépêche, je veux en avoir le cœur net. Mon ordinateur s’allume et en un rien de temps je me retrouve sur ma page personnelle…Le néant, je ne peux pas y croire, je ne veux pas y croire. Les mêmes images que les autres fois. J’éteins ma machine le cœur vide, le cerveau vide ne pensant qu’as une seule chose, la mort.
Je monte à l’étage, je commence à sentir mes souvenirs remontés, je continue à marcher vers ma chambre. Je passe à côtés la porte et ouverte, des photos de mes amis sont afficher aux murs, nous sommes tous souriant. Je continue de marcher, je rentre dans la salle de bain, jette un œil au miroir puis me demande : Qu’est-ce qui cloche chez moi ? Pourquoi moi ?

Je me rince le visage, commence à me calmer, me dire que cela va passer…
Puis l’horrible vérité arrive et me foudroie. Non ! Non cela ne passera pas, quoiqu’il se passe, il me retrouvera, jamais plus je n’aurais la paix…
Je sors de la salle de bains les yeux rouges et m’enfermes dans ma chambre, je prends une feuille blanche, un crayon et commence à écrire. A écrire tout ce qui ma poussait à faire ça, je remercie les gens que j’aime et que j’abandonne, je les remercie de m’avoir apprécié pendant toutes ces années. Mon histoire, je la retranscris, chaque étape, chaque erreur, chaque victoire et enfin ma dernière défaites. Même l’inspiration me vient dans ce moment critique, en gages de mes dernières minutes sur cette terre j’écris un poème :

« Je veux mourir,
Plus envie de sourire.
Marre de fuir,
Je veux partir.

Je sens venir la fin,
Cela ne ma paraît pas malsain.
Le repos divin,
Cela me paraissait bénin.

Plusieurs façons, plusieurs techniques,
La corde ou l'arsenic.
Mais d'un coup tout me paraît idyllique,
Presque magique.

Je ne peux pas les abandonner,
Mes amis, ma famille voilà ce qu'il en est.
Mais trop tard la chaise à culbuter, est tombé,
Et je ferme les yeux en espérant qu'ils puissent me pardonner »

Voilà, mon histoire est racontée, mon calvaire bientôt sera terminé… Je monte sur la chaise, la corde me semble parfaitement positionner et attacher. Dans ma main se trouve la lettre que j’ai écrite. Je mets la corde autour de mon cou, son contact est rassurant et m’apportes la promesse d’une mort rapide. Sa y est je suis prête, je savais que cet épilogue se finirais vite. La chaise bascule et tout finit, Au revoir tout le monde.
Pour tous ceux qui ne me connaissait pas, j’étais une adolescente simple, qui ne cherchait qu’à vivre simplement, à s’amuser mais dont les espoirs furent détruits par une exclusion de la société à petit feu, je n’étais pas Amanda Todd, mais je comptais autant qu’elle. Un dernier soubresaut, plus de vie, plus de problèmes. Je sombre…

Voilà mon projet pour un concours de nouvelle, donnez vos avis :), le théme étant l'exclusion.
 
J'ai l'impression que a vécu sa , c'est incroyable. Tu as superbement bien décris nos sentiment, je te félicite.
 
Merci, j'ai recouper des choses qui m'était déjà arriver il y a longtemps et qui m'ont pour ainsi dire marquer en les recoupant premièrement avec l'histoire d'Amanda Todd qui me tenait réellement à coeur et celle de personnes que je connaissit et dont on m'a parlé.
 
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