rivière
Maître Poète
J’ai passé près de deux ans
Voilà deux ans
que je demeure à Paris,
mes amies,
dans cette ville
où ne règnent
que le clinquant, ou le stress,
près de la Seine jonchée
de détritus,
pour ne gagner
que quelques deniers
dans
un atelier infâme.
Je suis si fourbue parfois
que je ne pense plus, à toi,
mon
Faon de douceur,
Toi qui es restée
en notre hameau sarthois
là où sourdent le Loir et l’Ire
face à la guirlande des couchants.
Ce matin, j’ai repensé à notre étreinte
et à nos promesses échangées
sur le quai de la gare du Mans
lors de mon départ,
j’ai alors rassemblé quelques hardes*
afin de te rejoindre au plus vite
dans
notre nid d’amour.
A mon arrivée,
je te demanderai pardon
pour
ma longue absence,
puis,
je te jurerai
constance et fidélité
jusqu’à la mort,
car
je sais que nous resterons
unies
jusqu’à la fin des temps,
jusqu’à ce que
nos ombres voguent
pour toujours
parmi les breuils et les bocages du Maine !
hardes* : terme désignant dans le dialecte manceau les vêtements.
Sophie 839
Voilà deux ans
que je demeure à Paris,
mes amies,
dans cette ville
où ne règnent
que le clinquant, ou le stress,
près de la Seine jonchée
de détritus,
pour ne gagner
que quelques deniers
dans
un atelier infâme.
Je suis si fourbue parfois
que je ne pense plus, à toi,
mon
Faon de douceur,
Toi qui es restée
en notre hameau sarthois
là où sourdent le Loir et l’Ire
face à la guirlande des couchants.
Ce matin, j’ai repensé à notre étreinte
et à nos promesses échangées
sur le quai de la gare du Mans
lors de mon départ,
j’ai alors rassemblé quelques hardes*
afin de te rejoindre au plus vite
dans
notre nid d’amour.
A mon arrivée,
je te demanderai pardon
pour
ma longue absence,
puis,
je te jurerai
constance et fidélité
jusqu’à la mort,
car
je sais que nous resterons
unies
jusqu’à la fin des temps,
jusqu’à ce que
nos ombres voguent
pour toujours
parmi les breuils et les bocages du Maine !
hardes* : terme désignant dans le dialecte manceau les vêtements.
Sophie 839