rivière
Maître Poète
Nous errons adossées contre le beffroi de l’aurore
Nous errons, main dans la main,
adossées contre le beffroi de l’aurore,
les jardins parfument
le cristal du silence,
adossées contre le beffroi de l’aurore,
les jardins parfument
le cristal du silence,
les vergers et les bocages flamboient
sous le dais de mai,
nos rires étincellent
parmi les bois et les forêts du Maine,
sous le dais de mai,
nos rires étincellent
parmi les bois et les forêts du Maine,
j’effleure parfois tes lèvres d’un baiser,
tu embrasses alors
le décolleté de ma tunique de lin
où pointent les collines de mes seins pigeonnants,
tu embrasses alors
le décolleté de ma tunique de lin
où pointent les collines de mes seins pigeonnants,
arrogants, et lourds,
qui se balancent sans entrave,
nous adorons aussi comme à Mytilène
où siégeaient les prêtresses de Sappho, en l’île de Lesbos,
qui se balancent sans entrave,
nous adorons aussi comme à Mytilène
où siégeaient les prêtresses de Sappho, en l’île de Lesbos,
décréter des candeurs infinies,
et psalmodier à tout instant
la beauté de nos chairs,
ô ma Vénérée, toi qui as fait de ma vie un poème,
et psalmodier à tout instant
la beauté de nos chairs,
ô ma Vénérée, toi qui as fait de ma vie un poème,
allons maintenant nous asseoir près d’un chêne,
et chanter des odes que reprennent les oiseaux.
Cette nuit, rappelle-toi, à la lueur de la lune,
dans notre borde, sur notre couche,
et chanter des odes que reprennent les oiseaux.
Cette nuit, rappelle-toi, à la lueur de la lune,
dans notre borde, sur notre couche,
tu gisais en robe de nudité comme moi,
je t’ai magnifiée des heures durant,
tu étais
ouverte à l’étoile de mon Désir,
je t’ai magnifiée des heures durant,
tu étais
ouverte à l’étoile de mon Désir,
tu t’es cambrée, arquée sur tes talons,
ta poitrine vers le zénith,
quand la houle de la Jouissance t’a saisie,
puis nous nous sommes étreintes,
ta poitrine vers le zénith,
quand la houle de la Jouissance t’a saisie,
puis nous nous sommes étreintes,
et je t’ai enveloppée du châle de ma tendresse.
Nous resterons ensemble ainsi pour l'éternité,
et nous nous endormirons portées par
le ressac de nos Amours si pures et si belles !
Nous resterons ensemble ainsi pour l'éternité,
et nous nous endormirons portées par
le ressac de nos Amours si pures et si belles !
Sophie Rivière
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