rivière
Maître Poète
Nous butinerons les assonances de nos chairs
Lorsque nous étions adolescentes,
le soleil dardait des chimères d’or
parmi
les frondaisons de la forêt de Bercé,
des palais de vent se mouvaient
dans la brume,
nos chairs se confondaient
sur la robe de la prée,
j’aimais ton air mutin,
ta poitrine altière
qui
tendait le lin de ton corsage,
ta voix claironnait
l’orgue de nos délices
par-delà
les rives des jours.
Aujourd’hui,
tu es toujours aussi belle,
toi qui caresses
les arondes de tes paumes si fines,
tu es ma Reine depuis la Nuit des temps,
car Femme,
tu m’as couverte de
l’innocence de ton onction,
les clefs de ton âme
éclairent
l’ivresse des fragrances,
ô mon Infante,
car rien n’es plus beau
que la gent féminine
qui proclame l’ode de la grâce
aux faîtes de la Sainteté.
Nous nous rendrons demain
à
la torche du matin
auprès du Loir,
et nous butinerons
pour des siècles et des siècles
les assonances de nos chairs et de la Tendresse
sur la miséricorde des violettes !
Sophie 839
Lorsque nous étions adolescentes,
le soleil dardait des chimères d’or
parmi
les frondaisons de la forêt de Bercé,
des palais de vent se mouvaient
dans la brume,
nos chairs se confondaient
sur la robe de la prée,
j’aimais ton air mutin,
ta poitrine altière
qui
tendait le lin de ton corsage,
ta voix claironnait
l’orgue de nos délices
par-delà
les rives des jours.
Aujourd’hui,
tu es toujours aussi belle,
toi qui caresses
les arondes de tes paumes si fines,
tu es ma Reine depuis la Nuit des temps,
car Femme,
tu m’as couverte de
l’innocence de ton onction,
les clefs de ton âme
éclairent
l’ivresse des fragrances,
ô mon Infante,
car rien n’es plus beau
que la gent féminine
qui proclame l’ode de la grâce
aux faîtes de la Sainteté.
Nous nous rendrons demain
à
la torche du matin
auprès du Loir,
et nous butinerons
pour des siècles et des siècles
les assonances de nos chairs et de la Tendresse
sur la miséricorde des violettes !
Sophie 839