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Nous étanchons nos fêtes si charnelles

rivière

Maître Poète
Nous étanchons nos fêtes si charnelles

Nous sommes assises près de l’étang
où nous nous sommes connues,
ô mon Amante,
ô ma nymphe de beauté,


ta longue chevelure de jais
vole au vent de mai,
le soleil ceint d’écumes printanières
la mélodie de ta beauté,


partout règne
le baiser d’une langueur.
Nous étanchons d’ordinaire,
en ce lieu oint des dieux,


nos fêtes charnelles si furieusement
que les bois d’alentour
connaissent
les strophes de tes sanglots d’amour.


Demain, à l’aurore,
je m’approcherai de toi,
sur notre couche,
en notre borde,


tu somnoleras
allongée
en
ta robe de peau,


et à genoux
entre tes cuisses,
je te posséderai,
je laperai les lys de ton clitoris,


tandis que
mes doigts pénétreront
en ton vagin
jusqu’à ta matrice,


j’entendrai
les flux et les reflux
de tes cris de Passion,
les lais et relais de ta cyprine sourdront,


je la récolterai,
et nous boirons, heureuses,
ô ma Divine,
dans les bras l’une de l’autre,


le
Saint-chrême de nos délices
si douces
et si féminines !


Sophie Rivière
 
L'amour charnel en pleine nature, sous les arbres qui approuvent...
 
Cher Edouard,

Absolument. Native d'une région rurale, j'ai toujours communié avec la Nature,
et les poètes qui la chantaient.

Il existe une communion, une symbiose entre la Nature et l'homme.

Amitiés saphiques.

Sophie
 
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