rivière
Maître Poète
Nos soupirs ne rodent plus
Parmi
les frondaisons,
pleure la lumière de l’aurore,
je suis seule désormais
dedans
la forêt de Bercé
où
glissent au loin
les chaloupes des oiseaux.
Nos soupirs ne rodent plus
sous
la châsse des ombres,
mes mains gardent
encore
l’odeur de nos nuits.
Je te revois,
le front bas,
fiévreuse,
récolter
le
psaume de nos philtres d’amour
quand
je te délivrai
du joug de nos étreintes.
Je recueillis
l’
impudeur de tes baisers
sur
le
calice de mon pertuis,
tes yeux tournés
vers
la splendeur de la luxure
écrivirent
le
refrain de ma Jouissance.
A chaque minute,
j’inscrivais
la mélodie de nos amours si saphiques,
à chaque minute,
je t’offrais
des diadèmes de rosée
que
nous vendangions
au gré des sentes,
bercées
par
les cantiques de nos nudités.
Tu as trépassé
un
matin d’octobre
alors que
pleurait
la pompe du vent.
Depuis,
je suis seule
en la forêt de Bercé,
avec
les grappes de tes seins
contre les miens,
et
le soleil de notre Désir
contre mon cœur.
Sophie Rivière
Parmi
les frondaisons,
pleure la lumière de l’aurore,
je suis seule désormais
dedans
la forêt de Bercé
où
glissent au loin
les chaloupes des oiseaux.
Nos soupirs ne rodent plus
sous
la châsse des ombres,
mes mains gardent
encore
l’odeur de nos nuits.
Je te revois,
le front bas,
fiévreuse,
récolter
le
psaume de nos philtres d’amour
quand
je te délivrai
du joug de nos étreintes.
Je recueillis
l’
impudeur de tes baisers
sur
le
calice de mon pertuis,
tes yeux tournés
vers
la splendeur de la luxure
écrivirent
le
refrain de ma Jouissance.
A chaque minute,
j’inscrivais
la mélodie de nos amours si saphiques,
à chaque minute,
je t’offrais
des diadèmes de rosée
que
nous vendangions
au gré des sentes,
bercées
par
les cantiques de nos nudités.
Tu as trépassé
un
matin d’octobre
alors que
pleurait
la pompe du vent.
Depuis,
je suis seule
en la forêt de Bercé,
avec
les grappes de tes seins
contre les miens,
et
le soleil de notre Désir
contre mon cœur.
Sophie Rivière