rivière
Maître Poète
Nos chairs ont répondu à la soie de l’Amour
Je devine
sous ta robe d’indienne
les lys arrogants de tes seins,
ô mon Amazone,
tandis que tu marches
sur
les paupières des étoiles,
dedans les rues de Paris,
ta longue chevelure brune
pend
à
la vergue de ton dos,
l’ombre connaît
la scansion de tes escarpins,
et
la jeunesse de ta douceur.
Dans
le ciel,
veille
la lune,
tu viens vers moi,
je t’attends, anxieuse et fébrile,
je me rappelle tes caresses
sous la cime des chênes du Maine
depuis que, voilà peu,
nos chairs frémissantes
ont répondu
à la soie d’or de l’Amour.
Je t’attends.
J’attends l’hymne de nos duels d’Eros,
je veux voir monter en tes yeux ton Désir,
ô ma Sirène,
tu t’approches,
j’entends déjà
les craquements de l’escalier
sous tes pas,
je t’ouvre ma porte, tu m’apparais,
rayonnante,
et par ces mots que voilà,
je t’offre à genoux,
moi qu ne suis qu’une humble poétesse,
que ta vassale si païenne,
cette
poésie de félicité, et de Passion si féminines !
Sophie Rivière
Je devine
sous ta robe d’indienne
les lys arrogants de tes seins,
ô mon Amazone,
tandis que tu marches
sur
les paupières des étoiles,
dedans les rues de Paris,
ta longue chevelure brune
pend
à
la vergue de ton dos,
l’ombre connaît
la scansion de tes escarpins,
et
la jeunesse de ta douceur.
Dans
le ciel,
veille
la lune,
tu viens vers moi,
je t’attends, anxieuse et fébrile,
je me rappelle tes caresses
sous la cime des chênes du Maine
depuis que, voilà peu,
nos chairs frémissantes
ont répondu
à la soie d’or de l’Amour.
Je t’attends.
J’attends l’hymne de nos duels d’Eros,
je veux voir monter en tes yeux ton Désir,
ô ma Sirène,
tu t’approches,
j’entends déjà
les craquements de l’escalier
sous tes pas,
je t’ouvre ma porte, tu m’apparais,
rayonnante,
et par ces mots que voilà,
je t’offre à genoux,
moi qu ne suis qu’une humble poétesse,
que ta vassale si païenne,
cette
poésie de félicité, et de Passion si féminines !
Sophie Rivière