Innominemaria
Nouveau poète
Un jour j’ai vu son cœur s’étendre jusque là
Et je l’ai vu descendre, en longue toge blanche,
Ou perlaient sans un bruit une larme perdue ;
Et j’ai lu, sur son front, sa douleur éperdue.
Et alors j’ai couru vers cette ombre qui penche,
Et dans le matin frais, j’ai crié « Eloa »
Elle a tourné la tête, et dans ses grands yeux noirs
En voyant sa douleur j’ai compris la Souffrance.
Puis l’Ange ouvrit sa bouche, et sa voix cristalline
A fait trembler les cieux : et sa plainte argentine
A jeté sur mon cœur sa douce Violence
Et chassé pour jamais les ténèbres des soirs.
Et puis elle a chanté cette chanson lointaine
Et mon âme a tremblé sous le son amoureux.
Envahi par la peur, j’ai senti mon esprit
Partir et rechercher cette voix qui s’enfuit.
Puis le timbre parfait de l’Ange ténébreux
De mon désir vaquant s’est fait le capitaine.
Et sous leurs tons mêlés, j’ai vu pencher mon corps
Et devant leur Grandeur je me suis incliné.
Des heures ? Un instant ? Leur sublime harmonie
A suspendu le temps d’une chaîne bannie.
Soudain dans un éclat, mon corps s’est relevé
Et j’ai vu le déclin, la fin d’un amour mort.
Ils sont partis déjà, le saule se balance
Mais l’air, pour un moment, trainera leurs échos,
Rappelant à mon cœur ces instants douloureux.
Et mon esprit toujours, se souviendra, heureux
Qu’il a vu Eloa assise auprès des flots :
Il préfère pourtant à sa voix le Silence …
Et je l’ai vu descendre, en longue toge blanche,
Ou perlaient sans un bruit une larme perdue ;
Et j’ai lu, sur son front, sa douleur éperdue.
Et alors j’ai couru vers cette ombre qui penche,
Et dans le matin frais, j’ai crié « Eloa »
Elle a tourné la tête, et dans ses grands yeux noirs
En voyant sa douleur j’ai compris la Souffrance.
Puis l’Ange ouvrit sa bouche, et sa voix cristalline
A fait trembler les cieux : et sa plainte argentine
A jeté sur mon cœur sa douce Violence
Et chassé pour jamais les ténèbres des soirs.
Et puis elle a chanté cette chanson lointaine
Et mon âme a tremblé sous le son amoureux.
Envahi par la peur, j’ai senti mon esprit
Partir et rechercher cette voix qui s’enfuit.
Puis le timbre parfait de l’Ange ténébreux
De mon désir vaquant s’est fait le capitaine.
Et sous leurs tons mêlés, j’ai vu pencher mon corps
Et devant leur Grandeur je me suis incliné.
Des heures ? Un instant ? Leur sublime harmonie
A suspendu le temps d’une chaîne bannie.
Soudain dans un éclat, mon corps s’est relevé
Et j’ai vu le déclin, la fin d’un amour mort.
Ils sont partis déjà, le saule se balance
Mais l’air, pour un moment, trainera leurs échos,
Rappelant à mon cœur ces instants douloureux.
Et mon esprit toujours, se souviendra, heureux
Qu’il a vu Eloa assise auprès des flots :
Il préfère pourtant à sa voix le Silence …