Filiatus
Maître Poète
Je sais qu'il est bien difficile
D'écrire sur ce grand monsieur
Alors, j'ai jugé plus qu'utile
D'exercer ma plume à ce jeu
D'ailleurs, sur l'Afrique-du-Sud
Les avis sont très partagés
Aussi, plus qu'à mon habitude
Sur un fil je vais avancer
Le petit Nelson vient au monde
Dans le village de Mvezo
Au cœur de l'Afrique profonde
Où règnent quelques coloniaux
Son prénom est "Rolihlahla"
[Dis donc, on ne rigole pas !
Car ses aïeux étaient des rois
Avant que les Boers ne soient là]
Chassée par les Boers, la tribu
Quitte le bourg en débandade
Vite, on les retrouve à Qunu
[C'est le nom de l'autre bourgade]
C'est l'institutrice qui donne
À l'enfant le prénom anglais
Car fan de l'amiral Nelson
Dont il ne sait pas qui il est
À neuf ans, son père trépasse
Ses femmes et ses treize enfants
Dans un autre bourg se déplacent
Au milieu d'un peuple de blancs
Peu à peu ces Européens
Qu'il jugeait comme bienfaiteur
Deviennent pour lui et les siens
Des oppresseurs, envahisseurs
Après des études primaires
Nelson part pour Johannesburg
Pour des études secondaires
[Je sais, mes vers sont un peu lourds]
Il obtient sa licence en droit
Et se fait vite salarier
Dans un cabinet d'avocat
Pour protéger les opprimés
Dans la politique, il se lance
En s'engageant à l'A.N.C.
Un organisme sans violence
Qui défend les noirs exploités
En mil neuf cent quarante-quatre
Nelson va avoir vingt-sept ans
Il arrête alors de se battre
Tout du moins provisoirement
C'est tout à fait compréhensible
Car notre homme de gauche va
Épouser devant une Bible
Une témoin de Jéhovah
Peu après, le pays traverse
Une période tourmentée
Car les affreux Afrikaners
Qui ont les élections gagnées
Veulent instaurer l'apartheid
Approuvé par leurs partisans
Une séparation bien laide
Entre les peuples noirs et blancs
"Je sais ce que la haine c'est"
Se demande là, Mandela
À la tête de l'A.N.C.
Il s'est hissé "Rolihlahla"
En mil neuf cent cinquante-sept
Nelson divorce d'Evelyne
Pour épouser une jeunette
De dix-huit ans sa benjamine
Quand il atteint la quarantaine
Nelson devient plus agressif
Il sabote sans joie, sans haine
Des sites administratifs
Arrêté en soixante-deux
On le juge en soixante-trois
Il est condamné sans aveux
Malgré ses talents d'avocat
Durant vingt-sept ans, oui vingt-sept !
Dans une prison, on l'isole
Entre quatre murs, il végète
Laissant aux blancs leurs idées folles
Lorsque chute l'U.R.S.S.
Quand tombe le mur de Berlin
L'"African National Congress"
Fait plier les Sud-Africains
En février quatre-vingt-dix
Nelson est sorti de prison
Devant des gens qui applaudissent
Jusqu'à l'entrée de sa maison
L'apartheid enfin abolie
Le président et le rebelle
Pour semer la paix, négocient
Et récoltent le prix Nobel
Des élections multiraciales
Aussitôt sont organisées
Donnant la victoire totale
Au parti de l'ex-prisonnier
Nelson est alors investi
Président de la république
Et dirige son cher pays
Dans un esprit démocratique
Il divorce encore une fois
En mil neuf cent quatre-vingt-seize
Pour se marier avec Graça
Une Africano-Portugaise
En deux mil quatre, il intervient
[Bien que ce ne soit pas son rôle]
Pour qu'on joue dans le pays sien
Le futur mondial de football
Et sa coupe, Nelson la gagne
Tout du moins l'organisation
Car cette année-là, c'est l'Espagne
Qui devient le nouveau champion
Deux ans après cette nouvelle
Le vieux Nelson quitte la vie
Pour la douce nuit éternelle
Là-bas où tous les chats son gris
D'écrire sur ce grand monsieur
Alors, j'ai jugé plus qu'utile
D'exercer ma plume à ce jeu
D'ailleurs, sur l'Afrique-du-Sud
Les avis sont très partagés
Aussi, plus qu'à mon habitude
Sur un fil je vais avancer
Le petit Nelson vient au monde
Dans le village de Mvezo
Au cœur de l'Afrique profonde
Où règnent quelques coloniaux
Son prénom est "Rolihlahla"
[Dis donc, on ne rigole pas !
Car ses aïeux étaient des rois
Avant que les Boers ne soient là]
Chassée par les Boers, la tribu
Quitte le bourg en débandade
Vite, on les retrouve à Qunu
[C'est le nom de l'autre bourgade]
C'est l'institutrice qui donne
À l'enfant le prénom anglais
Car fan de l'amiral Nelson
Dont il ne sait pas qui il est
À neuf ans, son père trépasse
Ses femmes et ses treize enfants
Dans un autre bourg se déplacent
Au milieu d'un peuple de blancs
Peu à peu ces Européens
Qu'il jugeait comme bienfaiteur
Deviennent pour lui et les siens
Des oppresseurs, envahisseurs
Après des études primaires
Nelson part pour Johannesburg
Pour des études secondaires
[Je sais, mes vers sont un peu lourds]
Il obtient sa licence en droit
Et se fait vite salarier
Dans un cabinet d'avocat
Pour protéger les opprimés
Dans la politique, il se lance
En s'engageant à l'A.N.C.
Un organisme sans violence
Qui défend les noirs exploités
En mil neuf cent quarante-quatre
Nelson va avoir vingt-sept ans
Il arrête alors de se battre
Tout du moins provisoirement
C'est tout à fait compréhensible
Car notre homme de gauche va
Épouser devant une Bible
Une témoin de Jéhovah
Peu après, le pays traverse
Une période tourmentée
Car les affreux Afrikaners
Qui ont les élections gagnées
Veulent instaurer l'apartheid
Approuvé par leurs partisans
Une séparation bien laide
Entre les peuples noirs et blancs
"Je sais ce que la haine c'est"
Se demande là, Mandela
À la tête de l'A.N.C.
Il s'est hissé "Rolihlahla"
En mil neuf cent cinquante-sept
Nelson divorce d'Evelyne
Pour épouser une jeunette
De dix-huit ans sa benjamine
Quand il atteint la quarantaine
Nelson devient plus agressif
Il sabote sans joie, sans haine
Des sites administratifs
Arrêté en soixante-deux
On le juge en soixante-trois
Il est condamné sans aveux
Malgré ses talents d'avocat
Durant vingt-sept ans, oui vingt-sept !
Dans une prison, on l'isole
Entre quatre murs, il végète
Laissant aux blancs leurs idées folles
Lorsque chute l'U.R.S.S.
Quand tombe le mur de Berlin
L'"African National Congress"
Fait plier les Sud-Africains
En février quatre-vingt-dix
Nelson est sorti de prison
Devant des gens qui applaudissent
Jusqu'à l'entrée de sa maison
L'apartheid enfin abolie
Le président et le rebelle
Pour semer la paix, négocient
Et récoltent le prix Nobel
Des élections multiraciales
Aussitôt sont organisées
Donnant la victoire totale
Au parti de l'ex-prisonnier
Nelson est alors investi
Président de la république
Et dirige son cher pays
Dans un esprit démocratique
Il divorce encore une fois
En mil neuf cent quatre-vingt-seize
Pour se marier avec Graça
Une Africano-Portugaise
En deux mil quatre, il intervient
[Bien que ce ne soit pas son rôle]
Pour qu'on joue dans le pays sien
Le futur mondial de football
Et sa coupe, Nelson la gagne
Tout du moins l'organisation
Car cette année-là, c'est l'Espagne
Qui devient le nouveau champion
Deux ans après cette nouvelle
Le vieux Nelson quitte la vie
Pour la douce nuit éternelle
Là-bas où tous les chats son gris