Adrian M
Maître Poète

Je rentrais du boulot, l’autre nuit, titubant
Puis devant un tilleul, ai pris posture
Dégainé, par contorsions, un peu mon flamboyant
Épicéa côté, tout comme sur mes chaussures
Un passant m’interpelle :< Églantier pas !
Choisis un baobab pour te soulager !
Tu louperas pas le tronc, arrête de faire çà
Là, en plus, tes baskets, vont se décomposer >
Tel un piquant d’un houx, j’émets un râle
De mépris, mécontent, d’hêtre en attraction
Tant bien que mal, ma plomberie, remballe
Même mon ombre, est à la peine en action
Après deux zig-zags, je pousse une lyrique
Des chêne un concert, canin, tout autour
Me risque à un pas de danse, des plus comiques
Pour embrasser un platane, sur un demi-tour
Sonné, presque aveugle, j’ai un coup de chance
Un banc de sapin me tend les bras tendrement
Je m’y abandonne, henné aucune méfiance
Il y avait bien : peinture fraiche, écrit, finalement…