Alexandrin241997
Poète libéré
Marchant dans un bois, un samedi, le matin, Observant attentivement les bourgeons fins, Je renifle ces nombreux parfums qui m'enivrent J'ai l'impression que la Nature me délivre. Un petit village, je vais m'y arrêter, La Nature éveillée, les feux de cheminée, Le chuchotement des oiseaux sur les balcons, S'allonger, perdre son esprit dans l'horizon. Toutes les beautés du monde se résumaient, Les oiseaux chatonnaient, le ciel illuminait Ce que mes yeux voyaient, ce que ma main touchait, J'imaginais ce village au mois de Juillet. Une beauté se présente en face de moi, Jusqu'à ce jour je n'imaginais encore pas, Qu'une fille à ma vue me procure bonheur, Elle amplifiait le doux parfum de toute fleur. J'avançais pas à pas, vers cette pureté, J'étais, devant cette beauté, tel envoûté, Toutes mes peurs et mes malheurs ont disparu, Le dernier pas fit, que mon coeur ne battait plus. Face à elle, mes jambes, toutes deux tremblaient, Devais-je m'enfuir en courant, elle approchait De moi. Et je ne savais point quel mot choisir, Je restais écarlate, elle portait le sourire... Je rêvais, je rêve et je rêverai encore, D'une amour plus inévitable que la Mort, Où avouer ses sentiments devenait facile, Sans ne jamais recouvrir chaque mot de bile Acide et brûlant les oreilles attentives De cette reine qui fait que mon coeur s'active Devant chaque battement de ses très longs cils Noirs. Ses grand yeux m'envoûtent, je ne sais que faire Devant cette beauté à qui j'aimerais plaire, La grande étoile jalouse tant sa lumière, Les nuages envient sa fourrure douce et claire De cette femme plus turquoise que la mer. Je me tais, elle a posé le doigt sur ma bouche, Quelle étrange présentation ! Elle a effleuré Mon menton. Elle s'est approchée puis à pressé Ses lèvres contre les miennes, mon Dieu je l'aime, Elle m'aime et nous aimerons et même La peur nous envahit et la mort nous traque Qu'elle se jette sur nous et au sol nous plaque, Mes mots au dernier souffle ? Chérie, je vous aime. Je rêvais, je rêve et je rêverai encore D'une amour plus inévitable que la Mort