fleurdecactus
Nouveau poète
Je rêvais, la tête dans un monde de lumière
L’esprit conquérant et l’espérance fière.
Mélomane, le vent du soir se faisait doux,
La nuit et ses lueurs cendrées effaçaient le jour.
Les étoiles donnaient au ciel leurs plus belles parades
Et l’univers semblait se réjouir d’une telle ambassade,
Face à l’immensité de cette solennelle beauté
Je frissonnais, tant foisonnaient mes pensées.
Très loin, sans fin, un manège tournait ;
Incessante, sa musique m’envoutait,
Avide, j’entrais dans son tourbillon,
Pour m’y noyer d’un millier de questions.
Les bruits sur terre, s’estompaient lentement,
Je n’étais plus qu’un point dans le temps
Peut-être un électron prisonnier
D’un jeu sans pitié. !
Mon esprit s’enferrait dans ces fatales visions,
Lorsqu’une douce clarté parut à l’horizon.
Serais-je le reflet de ces miroirs du ciel ?
Tombés d’une aurore au couleur de miel ?
Même si le sang de l’univers coule dans mes veines,
Plus les jours s’enfuient, plus grand est le mystère !
Et tant qu’avec ma vie, l’ouvrage ne s’achève
De la connaissance je serai toujours l’élève.
En parenthèse j’ai placé mes certitudes,
Et ne compte plus les points ni les virgules,
Je suis dans un présent et simplement j’espère,
Que dans la grâce d’une fleur et la beauté d’une prière,
Habite l’étincelle
D’une lumière éternelle.