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Mys Paris (159)

Fidji17

Maître Poète
Rue du Cirque.
Au milieu du XIXe siècle, là où se trouve à présent le Théâtre Marigny, s’élevait une rotonde de 6 000 places ouverte de mai à septembre. C’était le Cirque d’été. Les samedis, sur les Champs-Elysées, on venait y voir des shows équestres, des acrobates ou des femmes-canon. Napoléon III souhaitait que ces spectacles populaires se poursuivent au-delà de la belle saison. C’est pour cette raison que naît, en 1852, le Cirque d’hiver, situé, lui, dans le 11e arrondissement et construit par le même architecte, Jacques Ignace Hittorff (1792-1867). Après la démolition, en 1900, du Cirque d’été perdure ce nom de rue. Comme un décor démonté dont on aurait gardé l’enseigne.
La ruelle possède toutefois son « petit manège ». Régulièrement, son accès se restreint à l’occasion d’événements officiels à proximité, au palais de l’Elysée, à l’hôtel de Marigny, qui accueille les chefs d’Etat étrangers invités par la France, ou encore au ministère de l’intérieur. Une triangulaire sécuritaire qui transforme la rue en une voie d’accès parallèle, une zone tampon soumise à la raison d’Etat. Ces blocages intempestifs ne semblent toutefois pas nuire au chemisier Daniel Lévy (numéro 3), qui œuvre dans le sur-mesure et le savoir-faire à la française. Entre salon privé et petite galerie d’art, son échoppe n’a jamais reçu, en onze ans d’existence, aucun client par hasard. Ici, on prend rendez-vous et l’on est chaleureusement reçu par le patron des lieux.

Cette voie est ouverte au nom de « rue de Joinville » en l’honneur du prince de avant de prendre sa dénomination actuelle en février 1849.

Mots vibrants
Heure de joie
Manège sensuel
Acrobate de soir.
 
Dernière édition:
Rue du Cirque.
Au milieu du XIXe siècle, là où se trouve à présent le Théâtre Marigny, s’élevait une rotonde de 6 000 places ouverte de mai à septembre. C’était le Cirque d’été. Les samedis, sur les Champs-Elysées, on venait y voir des shows équestres, des acrobates ou des femmes-canon. Napoléon III souhaitait que ces spectacles populaires se poursuivent au-delà de la belle saison. C’est pour cette raison que naît, en 1852, le Cirque d’hiver, situé, lui, dans le 11e arrondissement et construit par le même architecte, Jacques Ignace Hittorff (1792-1867). Après la démolition, en 1900, du Cirque d’été perdure ce nom de rue. Comme un décor démonté dont on aurait gardé l’enseigne.
La ruelle possède toutefois son « petit manège ». Régulièrement, son accès se restreint à l’occasion d’événements officiels à proximité, au palais de l’Elysée, à l’hôtel de Marigny, qui accueille les chefs d’Etat étrangers invités par la France, ou encore au ministère de l’intérieur. Une triangulaire sécuritaire qui transforme la rue en une voie d’accès parallèle, une zone tampon soumise à la raison d’Etat. Ces blocages intempestifs ne semblent toutefois pas nuire au chemisier Daniel Lévy (numéro 3), qui œuvre dans le sur-mesure et le savoir-faire à la française. Entre salon privé et petite galerie d’art, son échoppe n’a jamais reçu, en onze ans d’existence, aucun client par hasard. Ici, on prend rendez-vous et l’on est chaleureusement reçu par le patron des lieux.

Mots vibrants
Heure de joie
Manège sensuel
Acrobate de soir.
Monde mû.
L ’ aide de la forêt
Transmet approche
Silhouettes blanches
Touchent un invisible.

L ’ hypothèse de Paris
En visions des lumières
Bascule des révélations
Aux trésors des siècles.
 
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