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Mur de ronces

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Filiatus
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Filiatus

Maître Poète
En passant par le sentier
Une ronce m'accrocha
Et d'une fausse amitié
Ses mûres me présenta

Elles étaient si charnues
Que je n'y résistai pas
Et de ma main trop tendue
J'en arrachai deux ou trois

La dernière fût fatale
Je perdis mon équilibre
Et vers la fleur cannibale
Je tombai en chute libre

Heureusement un passant
Me sortit de ce pétrin
Et voyant mes mains en sang
Appela un médecin

On banda mes plaies brûlantes
Puis sans me dire un seul mot
Toutes sirènes hurlantes
On m'emporta vers l'hosto

On me mit dans un lit blanc
Que je rougis de mes lèvres
Puis m'endormis doucement
Dans la souffrance et la fièvre

Le lendemain le docteur
Qui passait de lit en lit
Arrivant à ma hauteur
D'un ton goguenard me dit :

"Vous n'avez pas de griffures
C'était une impression fausse
Car votre unique piqûre
Fut contre le tétanos

Et le sang de vos blessures
Qui coulait abondamment
C'était du bon jus de mûres
Car vous êtes un gourmand !"

Heureux, je sortis du lit
Mais mon lit se transforma
Mes draps avaient rétrécis
Et durci mon matelas

J'étais au fond d'un taillis
Le corps recouvert de mûres
Je m'étais évanoui
Me disais-je en un murmure

Que cette histoire vous plaise
Ou bien qu'elle vous rebute
Sachez que dans toute thèse
Il faut toujours une chute
 
Cette histoire m'a bien plu, elle m'a rappelé un souvenir de ronces de mon adolescence :)
Merci Filiatus pour ce partage original mais très sympa à découvrir :)
Amitiés
 
Original, une belle chute pour votre poème, votre chute pour de vrai fut, somme toute, salutaire! Vive les mûres mais attention où on met les pieds et et la figure:eek:;)
 
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